Audi

L’Audi A5 Cabriolet est l’hirondelle qui fait le printemps et qui chante l’arrivée de l’été. Capote en toile, style racé, arsenal technologique et motorisations rageuses sont au menu des festivités.

Audi A5 Cabriolet

l’invitation au voyage

Le seigneur des Anneaux renouvelle son invitation au voyage : l’Audi A5 prend ses quartiers d’été et ressort sa plus belle capote. Une toile de maître.

Incantations, salutations au soleil, danses chamaniques… rien n’y a fait, les beaux jours ont mis du temps à revenir et le soleil s’est mué de long mois durant en véritable roi fainéant. Il va sans doute falloir s’en remettre aux divinités germaniques pour pouvoir profiter d’une belle saison bien méritée. Audi nous envoie l’une de ses plus belles icônes avec cette A5 Cabriolet à même de transformer un jour gris et terne en grande fête estivale. Il faut dire que l’A5 est l’un des modèles préférés des designers des Anneaux. Walter De Silva voyait en effet dans celle qui est sortie en 2007 sa plus belle création. Difficile, dans ces conditions, de repenser un tel emblème lorsque le moment de passer sur la table à dessin est venu. Comme à son habitude, Audi n’a pas révolutionné ses codes. Les nouvelles générations, comme les restylages, participent tous de la même stratégie : faire évoluer les modèles par petites touches pour créer un lien historique fort et une imagerie puissante.

Tout en maîtrise
Comme on l’a vu sur l’A5 classique, le style gagne en autorité et en muscles. Les arrêtes se font plus marquées, notamment sur le capot, le menton plonge, étiré par une calandre positionnée plus bas, et les flancs sont plus dessinés. Les dimensions, en revanche, restent sensiblement identiques, même si l’A5 Cabriolet gagne 4,67 cm de longueur. Mais des changements souterrains sont tout de même à l’œuvre et entraînent, de manière invisible, des bouleversements de grande ampleur. L’A5 repose en effet sur une nouvelle plateforme technique qui lui permet de gagner 40 kg sur la balance. Enfin, elle adopte un style coupé – une première pour la lignée ! – qui renforce son surmoi sportif.

La voûte céleste
Pour autant, le lien de parenté avec l’A4 reste évident, même si la face avant souhaite témoigner du contraire. L’intérieur est quasiment identique à celui de la berline. Les finitions et les assemblages sont toujours aussi impeccables et Audi reste toujours aussi exigeant en termes de présentation intérieure. L’ambiance n’est certes pas celle d’un festival estival, avec cette rigidité toute germanique qui transpire par tous les pores de la magnifique sellerie, mais l’adjonction de la technologie la plus avancée (comme ce Virtual Cockpit de 12,3 pouces et son écran rapporté de 8,3 pouces qui trône au sommet de la console centrale) rend l’ensemble moderne et élégant à la fois. De nombreuses options high-tech sont au menu des festivités. On pense notamment au routeur wifi qui permet à huit appareils mobiles de se connecter au réseau de l’habitacle. Le système de recharge par induction est aussi au programme, sans oublier l’arsenal d’aides à la conduite bien connu aujourd’hui qui confine au surarmement.
Pour son cabriolet, Audi ne cède toujours pas au toit escamotable et fait confiance à la bonne vieille toile, comme toujours depuis 1992. La capote est entièrement automatisée et la manœuvre peut être réalisée en roulant jusqu’à la vitesse de 50 km/h. Le gain en longueur permet au coffre d’offrir une capacité d’emport de 380 l, assez généreuse pour la catégorie. La gamme est chapeautée par la version S5 qui embarque l’éprouvé moteur V6 3 l TFSI de 354 ch – une merveille du genre. Le 0 à 100 km/h est avalé en 5,1 s et la transmission Quattro livrée de série assure un comportement irréprochable pour la modique somme de 68 000 € environ. En dessous, on retrouve le bloc essence 2 l TFSI de 252 ch et deux moteurs diesel 2 l TDI de 190 ch et 3 l TDI de 218 ch, en attendant une nouvelle entrée de gamme (2 l TFSI 190 ch) et un gros diesel (3 l TDI 286 ch). Les tarifs, eux, débutent à près de 50 000 €. Le prix de la liberté, en somme.

Fiche technique de l’Audi A5 Cabriolet 2 l TDI Quattro 190 ch :

• Moteur : 2 l diesel
• Nombre de cylindres : 4
• Cylindrée : 1 968 cm3
• Puissance : 190 ch
• Couple : 400 Nm
• Puissance fiscale : 10 CV
• Dimensions : 4,63 x 1,85 x 1,37 m
• Volume de coffre : 380 l
• Poids : 1 590 kg
• Consommation mixte : 4,9 l
• Réservoir : 61 l
• Émissions de CO2 : 128 g
• Vitesse max. 235 km/h
• Accélération 0 à 100 km/h : 7,4 s
• Transmission : Intégrale


L’Audi A6 adopte les codes esthétiques de ses grandes sœurs A7 et A8 tout en faisant un grand bond en avant technologique.

Audi A6

la théorie de l’évolution

Le segment des grandes berlines de luxe a atteint un tel niveau d’excellence qu’il est désormais difficile de s’y faire une place en se démarquant de la concurrence. Entre la BMW Série 5 et son comportement dynamique incomparable, la Mercedes Classe E et son raffinement impeccable, la Volvo S90 qui, par le truchement de son flegme scandinave, offre une douceur de vivre inégalé, les acheteurs en quête d’une berline premium n’ont que l’embarras du choix. Il faudra également compter avec la nouvelle Audi A6 qui, basée sur la plateforme de l’A7 et de l’A8, hérite d’un arsenal technologique hors du commun. Tout ce que ses grandes sœurs ont à offrir, la compacte A6 l’intègre également. Face à une si féroce concurrence, l’A6 n’a pas d’autre choix que d’être irréprochable sur tous les plans. Mais Audi n’a pas peur de relever ce genre de défi, la firme aux anneaux ayant même l’habitude de fixer elle-même les règles du jeu.

Une cure d’humilité

Avec la nouvelle A6, Audi pousse à l’extrême sa stratégie de changement dans la continuité. Esthétiquement du moins. Cette dernière génération reprend à peu de chose près les cotes de sa devancière. La berline allemande mesure 4,94 m de long (+1 cm), 1,89 m de large (+2 cm) et 1,46 m de haut. L’A6 cinquième du nom adopte discrètement les codes stylistiques de ses aînées A7 et A8, avec ses allures de coupé qui renforce son caractère sportif, sa ceinture de caisse rehaussée, son vitrage élancé, ses flancs nervurés et sa calandre plus large. La signature lumineuse à LED est toujours aussi réussie, démarquant du commun des modèles les productions d’Audi. Si la BMW Série 5 va plus loin dans l’audace, il sera difficile de décerner un prix de beauté tant les propositions sur ce segment sont sublimes.
L’A6 inspire assurément respect et admiration, même si les risques pris par les anneaux sont minimes. La véritable révolution est à chercher à l’intérieur. L’instrumentation adopte le digital sur un écran de 12,3 pouces, tandis que la console centrale opte pour un double écran regroupant toutes les fonctionnalités d’information et de divertissement. Les commandes sont simples et intuitives et il faut saluer les efforts faits par Audi en matière d’ergonomie et d’accessibilité. Tout est fait comme si l’A6 souhaitait davantage convaincre que séduire, en appeler plus à la raison qu’aux sentiments. Ainsi va sans doute l’automobile d’aujourd’hui, menée tambour battant par la course en avant technologique. Ses valeurs ont changé au profit du confort, de la sécurité et de la sobriété. Plus l’automobile progresse sur le plan technique, jusqu’à pouvoir se passer d’un conducteur, plus elle semble obligée de faire profil bas. Heureusement, un tel parti pris ne se fait pas au détriment de l’accueil. On aurait pu croire que la ligne de toit très basse de l’A6 restreindrait l’habitabilité arrière. Il n’en est rien : l’A6 est toujours aussi généreuse et offre une capacité d’emport inchangée avec son coffre de 530 l. C’est aussi bien que ses rivales. Audi annonce 38 aides à la conduite, du régulateur de vitesse adaptatif avec aide au maintien dans la voie au système de stationnement entièrement automatisé et commandé via une application sur votre smartphone. Comme ses grandes sœurs, l’A6 est prête pour l’avènement du véhicule autonome et peut se charger seule de la plupart des manœuvres, même à des vitesses élevées.

Une gamme à étoffer

L’A6 numéro 5, comme un célèbre parfum, n’en est qu’à son début de vie. La gamme ne demande qu’à s’enrichir de motorisations sans doute davantage en conformité avec les attentes du marché français. Au lancement, la berline n’offre qu’un choix restreint de motorisations : un TFSI V6 essence de 340 ch et un TDI, également V6, de 286 ch. Ce sont donc les versions les plus chères qui débarquent sous nos latitudes, tandis qu’un V6 TDI de 231 ch arrivera en septembre, suivi en décembre d’un 4-cylindres TDI de 204 ch en Quattro puis en 4×2 au printemps prochain. Une stratégie surprenante quand on sait que la Classe E, par exemple, se décline déjà en en sept versions. Ce positionnement impose des tarifs élevés avec un milieu de gamme bien loti qui s’échange contre environ 75 000 €. C’est 30 000 € de plus que la première Volvo S90, même si à motorisation équivalente l’A6 fait jeu égal avec la concurrence. Même par rapport à la précédente génération, l’A6 se montre plus chère avec une inflation d’environ 5 000 €,
nouveau bagage technologique oblige. À ce prix-là, le comportement est toutefois exemplaire. L’insonorisation est parfaite et aucun bruit ne vient perturber la quiétude de l’habitacle, même à des vitesses indues. Les longues autoroutes sont le royaume privilégié de cette A6 qui y règne en impératrice infaillible. Elle se montre un peu moins à son aise sur les routes sinueuses avec ses 4,94 m de long et son poids de 1 835 kg. Avec un petit coup de main électronique (quatre roues directrices, suspension pneumatique et différentiel central, tous en option), ce léger défaut est entièrement effacé. C’est sans doute moins émoustillant qu’une Série 5, mais c’est certainement plus rassérénant.

Fiche technique de l’Audi A6 55 TFSI :

• Moteur : V6 essence
• Cylindrée : 2 995 cm3
• Puissance : 340 ch
• Couple : 500 Nm
• Longueur : 4,94 m
• Largeur : 1,89 m
• Hauteur : 1,46 m
• Empattement : 2,92 m
• Volume du coffre : 530 l
• Capacité du réservoir : 73 l
• Vitesse max. : 250 km/h
• 0 à 100 km/h : 5,1 s
• Consommation mixte : 9,1 l/100 km
• CO2 : 155 g/km
• Malus : 3 133 €

2018-06-12T12:56:06+00:00 07/09/2017|Categories: AUTO-MOTO & SPORTS|Tags: |