Conseils et Astuces

Des technologies dédiées à la sécurité et au bien-être

À force de décrier l’automobile et de la rendre responsable de tous les maux qui accablent la planète, on oublie les nombreux efforts de recherche et développement consentis par les constructeurs afin d’améliorer la sécurité, le confort et bientôt la santé des usagers de la route.

Entre les éternelles accusations de pollution, les scandales avérés et l’augmentation du nombre de blessés sur nos routes, l’actualité n’est pas tendre avec le monde de l’automobile. Pourtant les constructeurs redoublent d’efforts pour intégrer le résultat de nombreuses recherches visant à améliorer la sécurité, le bien-être et même la santé des usagers. Volvo, par exemple, a déclaré qu’il n’y aurait plus aucun mort dans un modèle de la marque suédoise à l’horizon 2020. Tous les grands noms du secteur partagent la même ambition. Même les autorités, qui ont bien compris qu’il ne suffirait plus désormais de réduire indéfiniment la vitesse maximale autorisée sur les routes pour continuer de faire baisser le nombre d’accidents, s’en remettent à ce virage technologique. Longtemps réfractaire à ce mariage avec l’industrie high-tech, l’automobile embrasse aujourd’hui le virage du numérique. Voici quelques exemples de dispositifs intégrés qui vont changer la vie des automobilistes.

Freinage automatique d’urgence

Au gré des décennies, les autorités ont peu à peu rendu obligatoires des dispositifs tels que la ceinture de sécurité, l’airbag ou encore l’ESP. Il y a de fortes chances pour que celles-ci continuent sur leur lancée au XXIe siècle avec notamment le freinage automatique d’urgence. Le principe est simple : des capteurs installés sur le véhicule permettent de détecter l’imminence d’une collision, d’en avertir le conducteur et d’actionner le frein si jamais celui-ci n’a pas réagi dans les temps. C’est un équipement que l’on retrouve de série dans la plupart des véhicules récents.

Appel d’urgence

L’appel d’urgence ou ECall est obligatoire sur tous les véhicules commercialisés en Europe depuis le mois d’avril. Cette fonctionnalité permet d’appeler automatiquement les secours en cas d’accident. Le conducteur n’a pas besoin d’être conscient pour que l’appel soit passé et celui-ci transmet aux autorités les informations nécessaires à une intervention, comme le lieu de l’accident, le type de véhicule ou encore le nombre de passagers à bord.

Aide au maintien de trajectoire

Dans le même ordre d’idées, la Commission européenne a ajouté à la liste des dispositifs qu’elle souhaitait rendre obligatoires dans les années à venir l’aide au maintien de trajectoire. Il s’agit là encore d’avoir recours à des capteurs capables de détecter les lignes de marquage au sol et d’alerter
le conducteur quand le véhicule les franchit. Certains modèles, notamment ceux proposés par les marques premium, intègrent des versions encore plus évoluées de cette technologie grâce auxquelles la voiture suit toute seule les marquages.

Détecteur de somnolence

La fatigue et l’endormissement au volant sont à l’origine d’environ 10 % des accidents de la route. Le détecteur de somnolence va très vite devenir un équipement indispensable pour réduire ce chiffre tragique. Il existe différents systèmes : certains surveillent le comportement du véhicule en repérant les changements de direction suspects, d’autres, à l’aide d’une caméra placée au niveau des compteurs, guettent le moindre signe de somnolence du conducteur. La nouvelle Volkswagen Arteon est un exemple du genre. Si, après avoir averti le conducteur, celui-ci ne réagit pas, c’est la voiture qui prend le contrôle, alerte les autres usagers de la route en enclenchant les feux de détresse et se range sur le bas-côté. Des dispositifs encore plus évolués devraient arriver dans un avenir proche. Ils prendront en compte des données telles que le rythme cardiaque du conducteur, le battement de ses paupières, la température du corps ou la ligne du regard.

Vers le « smart Seating »

Après les technologies purement liées au monde du multimédia (système d’infodivertissement, navigation, capteurs, conduite semi-autonome, etc.), celles qui ont un rapport direct avec la santé viennent peu à peu prendre place dans les habitacles. C’est ce que l’on appelle le Smart Seating. Tandis que sièges chauffants, voire massants, et autres diffuseurs d’huiles essentielles sont déjà présents sur de nombreux modèles, d’autres technologies sont désormais dans les cartons à projets. D’ici quelques mois ou années, les sièges devraient s’adapter automatiquement à la morphologie des passagers, l’ambiance lumineuse répondra aux exigences de la luminothérapie, des capteurs s’inquiéteront de la qualité de l’air intérieur ou surveilleront les différentes variantes médicales du conducteur. Dans le même ordre d’idées, Toyota, avec son ePalette, envisage même de créer des petites cliniques itinérantes. L’automobile entrera alors dans une nouvelle ère.

Closeup of mid 30’s blond woman filling her tank at gas station.Price hits record high. Looking at fuel counter.She’s very cautious on how much fuel she’s going to put in. She has blond hair pulled back in a pony tail and wearing white sleeveless top.

Nos conseils pour limiter la surconsommation

La consommation de carburant d’un véhicule est au cœur de toutes les préoccupations. Que ce soit pour économiser de l’argent ou prendre sa part dans la protection de l’environnement, il devient de plus en plus crucial d’adopter les bons réflexes et de suivre quelques conseils salvateurs.

Le transport routier représente 15 % des émissions de particules d’un diamètre inférieur à 10 µm. Il représente également 25 % de la pollution dans les grandes agglomérations. En 2017, les taxes sur l’automobile ont atteint la somme record de 67 milliards d’euros, dont 36 milliards pour le seul carburant. Les taxes pétrolières ont augmenté de 2,8 % pour le super et de 8,2 % pour le gazole. Le poids économique et écologique de l’énergie fossile n’a donc jamais été aussi lourd. Aussi injuste que soit cette situation pour l’automobiliste, qui a le sentiment d’être bien seul à porter ce fardeau, il est plus que jamais nécessaire de faire la chasse à toute surconsommation.

Le poids et la mesure

Le principal facteur qui détermine la consommation d’un véhicule est son poids. En pratique, 25 kg en plus ou en moins augmentent ou diminuent la consommation de
1 %. Quel que soit le carburant, on constate qu’il faut entre 5 et 7 l aux 100 km pour tracter 1 t. Les plus grosses voitures, à source d’énergie identique, consomment donc plus que les petites. C’est ainsi à l’achat que l’on peut déjà faire les plus grosses économies. Ce rapport direct entre le poids et la consommation est aussi à prendre en compte lorsque l’on charge le véhicule. Après le poids, intervient l’aérodynamisme. Il faut en effet beaucoup de carburant pour vaincre la résistance de l’air. Celle-ci augmente avec le carré de la vitesse. Ainsi les forces de frottement sont deux fois plus fortes à 110 km/h qu’à 60 km. Certes, le rendement d’un moteur est optimal à environ 100 km/h – c’est à cette vitesse qu’il développe le plus de force par rapport au carburant qu’il brûle -, mais cette efficience est immédiatement contrebalancée par la résistance. À partir d’une certaine vitesse, on brûle davantage d’énergie pour vaincre le mur de l’air que pour avancer.
De 30 à 120 km/h, la consommation double ; de 120 à 160 km/h, elle est également multipliée par deux. Ce facteur déterminant explique en partie pourquoi il vaut mieux, à charge égale, installer une remorque qu’un coffre de toit. Et c’est le même principe qui fait qu’une berline, plus élancée, consommera moins qu’un SUV.
Outre les frottements avec l’air, ceux avec la route sont également primordiaux. Les pneus sont les seuls éléments d’une voiture qui sont en contact avec le sol. De leur entretien et du respect de leur pression optimale dépend une grande partie de la consommation d’une voiture. Une sous-pression de 0,6 bar entraîne une hausse de la consommation de 4 %. Cette même sous-pression va être également responsable d’une usure prématurée des pneumatiques, elle-même à l’origine d’une nouvelle perte d’efficacité énergétique. En outre, des pneus bien gonflés sont gage de sécurité : 9 % des accidents mortels sur autoroute sont provoqués par des pneus ne respectant pas les recommandations des constructeurs. Ce chiffre grimpe à 15 % l’été quand le revêtement devient chaud. Pour améliorer le rendement des pneumatiques, on peut également miser sur des pneus dits « verts », qui entraîneront un gain de consommation pouvant aller
jusqu’à 2 %.

Les bons réflexes

Le conducteur peut également influer de manière sensible sur la consommation de son véhicule. Le but est d’anticiper les phases d’accélération et de ralentissement afin d’avoir à actionner le moins possible les freins et l’accélérateur. Dans un monde idéal, il faudrait être capable de conduire sans freiner. C’est en démarrant que la voiture consomme le plus. Si l’on ajoute à cette conduite coulée et proactive un passage de rapport optimal, aux alentours de 2 000 tr/m en diesel et de 2 500 tr/m en essence, on peut facilement gagner 10 % de carburant. Bien évidemment, on pensera à couper son moteur lors de toute phase de stationnement. Les systèmes stop & start sont en ce sens, très précieux pour grappiller quelques pourcentages. Enfin, on veillera à utiliser la climatisation avec parcimonie. Le compresseur qui génère le froid ou le chaud selon la saison, tire son énergie du moteur et entraîne une surconsommation d’environ 8 %. Ce chiffre varie énormément selon les types de trajets. Plus celui-ci est court, plus le poids de la clim sera important. Jusqu’à une certaine vitesse, il vaut mieux, l’été, ouvrir les fenêtres afin de laisser l’habitacle se rafraîchir. Cependant, au-delà de 100 km/h, il est plus rentable de fermer l’habitacle et de mettre la climatisation.

2018-09-11T15:24:48+00:0005/09/2018|Categories: AUTO-MOTO & SPORTS|