Mercedes

La Classe A fait peau neuve. Outre un style plus racé, directement hérité du très sportif CLS, l’attirail technologique fait un immense bond en avant afin de proposer ce qui se fait de mieux en termes de sécurité, d’aide à la conduite et de divertissement.

Mercedes Classe A

l’étoile passe la seconde

Le constructeur allemand Mercedes souhaite désormais renouveler ses modèles tous les six ans. La Classe A est la première à passer sur la table à dessin dans l’optique de ce changement majeur. La compacte en profite pour faire voler en éclats les velléités de ses concurrentes.

Que reste-t-il du temps où la Classe A se présentait sous les traits d’un sympathique petit monospace, avec son plafond rehaussé et son allure rondelette ? Rien, à l’exception de l’Étoile qui trône toujours fièrement au centre de sa calandre. Un signe distinctif qui n’a jamais fait autant sens que pour cette nouvelle génération. Lors de sa métamorphose complète en 2012, la berline apparaissait aux yeux de beaucoup comme une porte d’entrée relativement abordable dans l’univers de Mercedes, loin de la Classe C et de la Classe E et à des années-lumière de la Classe S. Cette mouture 2018 renverse l’ordre établi. Mercedes souhaite faire de la cadette de la fratrie une vitrine technologique à l’image de ce que peut être son vaisseau amiral pour le haut de sa gamme. En attendant l’arrivée d’une nouvelle Classe S, la A hérite ainsi d’un arsenal technologique encore plus impressionnant que celui de sa grande sœur. Cette évolution à marche forcée s’inscrit dans la nouvelle stratégie de l’Étoile. Le constructeur allemand souhaite effectuer le renouvellement de ses modèles sur un cycle de six ans.

Hey, Mercedes !
Pour bien comprendre l’importance de cette mise à jour, il faut s’installer à bord de la nouvelle venue. Premier constat, on s’aperçoit que les 13 cm gagnés par rapport à la précédente génération sont particulièrement bienvenus. L’espace à l’arrière, point faible de sa devancière, est nettement plus accueillant. Et que dire de la visibilité qui fait, elle aussi, un grand pas en avant ? Le coffre atteint désormais 370 l, ce qui la place devant ses principales rivales que sont l’Audi A3, la BMW Série 1 et, dans une moindre mesure, la Volkswagen Golf. Le confort est suffisamment en hausse pour que le conducteur et ses passagers puissent pleinement profiter du spectacle. Car le show se trouve sur le tableau de bord. La star de la représentation est ce double écran (disponible en version 7,0 et 10,25 pouces) qui contrôle et affiche presque toutes les fonctionnalités de la voiture. La Classe A intègre le tout dernier système d’infodivertissement maison. Baptisé MBUX (Mercedes-Benz User Experience), il a la capacité d’apprendre grâce à un processeur dédié à l’intelligence artificielle. Mercedes a poussé la personnalisation à l’extrême, créant ainsi un lien émotionnel entre le véhicule, le conducteur et les passagers. Le plus bluffant, au-delà de l’attirail qui rend la Classe A quasiment autonome, est l’introduction de la réalité augmentée. La navigation utilise la caméra du véhicule et affiche sur l’écran, en surimpression, les flèches de direction, les numéros des rues, les points d’intérêt, etc. C’est à la fois utile et simple d’utilisation. On retrouve bien sûr la commande vocale « Hey Mercedes », bien pratique pour glaner quelques informations sans quitter le volant des mains. Cette fonctionnalité apparaît au début un peu gadget, mais on se surprend à l’utiliser de plus au plus au fil des déplacements. Mercedes hausse ainsi les enchères et place le seuil d’exigence à un niveau que n’atteignent pas encore ses concurrentes.

Parfaite maîtrise
Sous le capot, bien aidé par un nouveau design extérieur qui soigne à la fois le style, hérité du très agressif CLS, et l’aérodynamisme, on retrouve deux moteurs essence : le 4-cylindre 1,4 l de 163 ch et 250 Nm de couple (A200) et le 2 l de 224 ch et 350 Nm de couple (A250) qui tarde à arriver en France, à cause du malus écologique. Le premier moteur provient des usines Renault, avec lesquelles Mercedes a un accord (les deux groupes produisent ensemble, par exemple, la Smart et la Twingo ou le Kangoo et le Citan). On le retrouve sur la Scenic 4 où son nouveau système de coupure des cylindres (2e et 3e cylindres) selon les conditions de circulation permet de réduire la consommation. En diesel, c’est aussi un moteur Renault qui équipe la A180 : le 1,5 l dCi et ses 116 ch pour 260 Nm de couple. La solution 1,4 l essence est surprenante, tant les accélérations sont franches et le comportement nerveux malgré la relative petite taille du bloc. La consommation reste acceptable, à 7,5 l/100 km au terme d’un trajet sur des routes secondaires. Trois configurations de châssis sont proposées : une suspension acier classique de série, un train de roulement « confort surbaissé de 15 mm » et un amortissement adaptatif paramétrable en option. Quel que soit le menu retenu, la Classe A ne prête le flanc à aucune critique tant le conducteur à l’impression de faire corps avec la machine. Le recours à la cartographie pour anticiper de manière autonome les virages serrés, les ronds-points ou les changements de voies fait le reste. La Classe A fait toutefois payer très cher ce surarmement technologique. Les prix débutent à 32 200 €, même si une version A160 est en préparation pour accrocher un premier tarif à 27 650 €. Le haut de gamme est à 37 050 €. Quoi qu’il en soit, la Classe A pose des bases solides pour l’avenir. La famille A/B est ainsi prête à croître autour de cette plateforme, avec 5 à 8 membres à prévoir, dont l’arrivée d’une nouvelle berline 4-portes à deux empattements et un SUV 7 places, le GLB.

Fiche technique Mercedes Classe A 200

• Carburant : Essence
• Cylindrée : 1 330 cm3
• Transmission : automatique 7G-DCT
• Puissance : 163 ch
• Coffre : 370 l
• Couple : 250 Nm
• Conso mixte : 5,1 l
• Émissions de CO2 : 120 g/km
• 0 à 100 km/h : 8 s
• Vitesse maxi : 225 km/h

2018-06-12T18:31:12+00:00 07/09/2017|Categories: AUTO-MOTO & SPORTS|Tags: |