VOLVO

Volvo V60 : l’œuf et la poule

En règle générale, lorsqu’un constructeur décide de produire un break, c’est qu’il a déjà bien ficelé la version berline. Mais Volvo n’est pas un constructeur comme les autres. La firme suédoise a bâti son histoire sur la renommée de ses breaks. Il était alors tout à fait normal qu’il présente tout d’abord sa V60 avant de lancer la berline S60 dans le grand bain.

Volvo trace son chemin. La remontée du constructeur suédois passé sous pavillon chinois depuis quelques années maintenant est impressionnante. Avant-gardiste dans le domaine de la sécurité, ne succombant que de manière relative aux modes du temps, comme celle des SUV, toujours capable de se positionner comme un concurrent plus que crédible aux ténors allemands et maintenant français, la filiale de Geely se porte bien. L’occasion était donc inespérée pour Volvo de revenir, après une belle incursion sur le segment porteur des SUV, à ses premières amours, les breaks. La V60 fait son grand retour, juste avant le lancement de la berline S60 prévu pour cet été. Entre l’œuf et la poule, entre le break et la berline, Volvo a choisi. Il faut dire que c’est dans cette déclinaison longue que la V60 s’est le plus vendue sous nos latitudes.

Prestations royales

Et ce choix s’avère payant. N’y allons pas par quatre chemins, même si ce valeureux break adore les sentiers non battus, la nouvelle griffe esthétique de la V60 est une réussite chimiquement pure. Les lignes sont d’une finesse et d’une élégance absolues. Le travail réalisé est impressionnant, mélange de force, de caractère et de retenue. Les courbes du capot, comme taillées par le vent, répondent parfaitement aux lignes plus tendues des optiques et du bas des flancs. C’est sobre, mais puissant et d’une efficacité redoutable. Le V60 succède à son illustre aïeul qui avait pris la route pour la première fois en 2010. Huit ans, c’est une éternité dans le domaine de l’automobile. La V60 a changé d’ère et cela se voit. Le gabarit a été modifié : il s’allonge ainsi de 12 cm (4,76 m), s’élargit de 2 cm (1,87 m), mais s’abaisse de 5 cm (1,43 m). Il va sans dire qu’avec de telles proportions, la V60 fait nettement plus sportive. Sans surprise, l’habitacle de cette nouvelle venue doit beaucoup à celui des derniers modèles de la marque, comme le XC60 ou le XC90. C’est chaleureux comme l’intérieur d’un luxueux chalet à la montagne.
Les technologies intégrées sont parfaitement rodées avec des interfaces limpides et d’une rare simplicité d’utilisation. Tout tourne autour du magnifique écran tactile 8 » de série qui regroupe toutes les commandes. Comme chez Tesla, il se divise en plusieurs parties qui permettent d’accéder immédiatement aux menus les plus importants (radio, GPS, climatisation). Tout se règle à partir de là. L’équipement de série comprend 7 airbags, la climatisation automatique bi-zone ainsi qu’un système audio à 8 HP. Et c’est compter sans les innombrables équipements de sécurité, cheval de bataille de Volvo depuis des années.
La Volvo V60 soigne aussi ses passagers. L’empattement, allongé de 9 cm (2,87 m), profite à l’habitabilité, notamment aux places arrière. Et les petites attentions se multiplient : sièges chauffants, ventilés et massants aux places avant, climatisation séparée à l’arrière, prise pour les consoles et les tablettes des enfants… rien n’est laissé au hasard.

Prestance et sécurité

Au lancement, prévu pour l’été, on retrouvera deux moteurs diesels développant 150 ch (D3) et 190 ch (D4). La boîte automatique à 8 rapports (Geartronic 8) est en option sur le D3 et de série sur le D4. Il faudra attendre la fin de l’année pour pouvoir choisir un bloc essence, le T5. À la même période, deux déclinaisons hybrides rechargeables seront également proposées : un T6 Twin Engine AWD (340 ch) et un T8 Twin Engine AWD (puissance cumulée de 390 ch). Ce seront sans aucun doute les versions les plus attrayantes de cette V60 qui ne manque pas d’atouts. Même si la sortie n’est pas prévue avant septembre, les précommandes ont été ouvertes au moment du Salon de Genève. Le catalogue comprend 3 niveaux de finitions (Momentum, Inscription et Inscription Luxe) et le premier prix atteint 39 630 € en version D3 BVM6. C’est 4 000 € de plus que la précédente génération, mais il y a un monde d’écart.

Pas de fiche technique avant Genève.

2018-09-13T11:12:05+00:0006/09/2018|Categories: AUTO-MOTO & SPORTS|