Audi

Par petites touches, Audi améliore sa TT qui, dès l’été, nous reviendra fraîchement mise à jour.

Audi TT

l’anneau olympique

Audi revoit son iconique TT. Lancée en 2014, la dernière génération bénéficie ainsi d’un restylage de mi-parcours qui polit encore un peu plus ce diamant brut.

Il n’a fallu qu’une petite vingtaine d’années à la TT pour atteindre le statut d’icône du design, réussissant une prouesse que des modèles comme la Porsche 911, la Mercedes SL ou encore la Volkswagen Golf ont mis deux fois plus de temps à atteindre. La dernière génération, lancée en 2014, a enfoncé le clou du design à une époque où, bien plus que le prix, la présentation et le marketing, un peu à l’image des produits Apple, jouent beaucoup dans la béatification des produits. Il faut dire que les dessinateurs allemands avaient frappé fort. Le langage visuel de cette voiture d’exception fera date dans l’histoire de l’automobile. C’est donc avec une certaine retenue que les petites mains germaniques ont abordé ce restylage de mi-parcours.

Polissage
Audi marche bien sur cette corde raide qui relie fébrilement modernité et tradition. Les anneaux maîtrisent parfaitement l’hommage tout en ne cessant d’innover. Les surfaces de la voiture sont un peu plus tendues et les lignes présentent une intrication plus dynamique, mais sa taille et ses proportions sont telles qu’elles ont toujours été, pour une silhouette toujours aussi unique. La symétrie géométrique de l’esthétique globale lui offre un charisme visuel indéniable qui, tout en étant hors des canons, lui confère une beauté conventionnelle. Pour l’occasion, les deux boucliers ont été redessinés et la signature visuelle retravaillée pour encore plus de mordant. L’intérieur se modernise également. Le remarquable système Virtual Cockpit revient dans une toute nouvelle version, marquant un juste retour des choses puisqu’il a été introduit pour la première fois sur la TT. Si l’ancienne version n’était pas forcément une très bonne élève aux tests de sécurité Euro NCAP, la mise à jour répond désormais à ces enjeux importants en intégrant un lot impressionnant de dispositifs de sécurité comme le régulateur de vitesse adaptatif amélioré ou le freinage d’urgence automatique. La présentation est toujours aussi soignée et bien finie pour une atmosphère sportive, certes, mais surtout élégante.

Valeurs sûres
La TT 2018 profite toujours de l’excellente plateforme MBQ du groupe. Audi propose une offre de motorisations solide et cohérente. Le catalogue va du 4-cylindres essence 1,8 TFSI 180 ch au 2,0 l TFSi
bi-injection de 230 et 310 ch (TTS), en passant par le 2,0 TDI de 184 ch. Le poids sur la balance est contenu. Le 2,0 TFSI de
230 ch affiche toujours 50 kg de moins que celui de la précédente génération. Centre de gravité abaissé de 1 cm, rigidité accrue de 23 % et aérodynamique affûtée :
le travail des ingénieurs paie. Les performances sont ainsi de premier plan et les consommations restent dans de bons clous. Le 2l0 TFSI 230 ch réalise le 0 à
100 km/h en 5,9 s pour une consommation mixte de 6,0 l/100 km en traction et boîte manuelle. On passe même à 5,3 s pour 6,4 l/100 km avec la boîte S tronic et la transmission Quattro. La transmission intégrale maison comprend désormais un mode neige pour un comportement encore plus infaillible. La TT a toujours une légère tendance au sous-virage, mais il s’agit vraiment là de pinailler, tant les sensations procurées par cette petite bombe sont d’une pureté rarement atteinte. La TT n’a pas la fougue et le caractère indomptable de la regrettée Peugeot RCZ, mais la prestation est tout de même de haute volée. La nouvelle TT sortira à l’été. Pour le moment, Audi n’a pas levé le voile sur la grille tarifaire, mais celle-ci ne devrait pas beaucoup évoluer par rapport à la précédente. Il faut compter un peu plus de 40 000 € avec la motorisation essence 2,0 TFSI 230 ch (et 39 900 € pour le
2,0 TDI 184 ch ultra). La version Quattro est à 4 900 euros avec la boîte à double embrayage S tronic. La liste des options est ensuite longue (1 300 € pour l’amortissement piloté Magnetic Ride, 4 500 € pour le pack S line complet, etc.). Mais quand on aime, on ne compte pas.

Audi TT 2,0 l TFSI essence

• Cylindrée : 1 984 cm3
• Puissance : 230 ch
• Dimensions : 4,18 x 1,83 x 1,35 m
• Capacité du coffre : 305 litres
• Consommation moyenne : 6,4 l
• Vitesse maxi : 250 km/h (circuit)
• Accélération 0-100 km/h : 5,3 s
• Émissions de CO2 : 149 g/km
• Malus écologique : 900 €



Par petites touches, Audi améliore sa TT qui, dès l’été, nous reviendra fraîchement mise à jour.

Audi Q8

la bonne réponse

Après cinq ans de rumeurs et de spéculation, Audi met la dernière main à son Q8, avant d’envoyer ce gros gabarit marcher sur les prestigieuses plates-bandes du
BMW X6 et du Mercedes-Benz
GLE Coupé.
Il faut savoir reconnaître à ses concurrents la primauté de certaines innovations. Lorsque BMW lance le X6 en 2009, la firme bavaroise crée un nouveau segment, celui des grands SUV Coupés, dont les allures agressives renforcent l’aspect sportif. Le succès est là, mais les autres constructeurs vont prendre le temps avant de lui emboîter le pas. Mercedes attend 2013 pour dévoiler son intention de développer un véhicule coupé multisegment, basé sur la Classe M. À la même époque, il se murmure même que Porsche travaille sur un coupé Cayenne. Dans l’ombre, Audi dépose l’appellation Q8 et fait naître rumeurs et spéculations sur un véhicule qui mettra finalement près de cinq ans à sortir des cartons. C’est lors du Salon de détroit 2017 que les Anneaux ont levé le voile sur un concept Q8 préfigurant sa sortie majeure en 2018.

Le roi de la jungle
Essentiellement développé comme une version plus brute et plus sportive du Q7, le Q8 emprunte beaucoup de ses repères stylistiques au concept Q8. S’il n’est certes pas aussi radical que celui-ci, les liens de parenté sont évidents. La vaste calandre « singleframe » n’est que légèrement plus petite que celle du concept, confirmant la volonté d’Audi d’offrir à son grand SUV coupé une gueule impressionnante. Les volumes sont larges et la signature lumineuse, si elle s’inscrit dans la continuité des dernières propositions de la firme allemande, avec cette bande arrière qui relie les deux de stop, renforce, par petites touches, l’impression de force dégagée par le Q8. L’arrière ressemble d’ailleurs par certains côtés au Lamborghini Urus, autre SUV Coupé rageur du groupe. L’intérieur reprend la présentation implacable du Q7 en adoptant des sièges plus sportifs et une planche de bord légèrement épurée. La richesse de l’équipement est toujours au rendez-vous avec une multitude de fonctionnalités multimédia et, surtout, des aides à la conduite toujours aussi impressionnantes. Au freinage automatique qui se déclenche en cas de collision imminente, le Q8 ajoute une aide au braquage pour les manœuvres d’évitement d’urgence. Le Park Assist gère les remorques ; le régulateur de vitesse adaptatif qui se calait déjà sur la vitesse du véhicule de devant utilise aujourd’hui les données du GPS et optimise son allure en fonction des virages à venir, des ronds-points ou simplement des changements de limitations de vitesse. La direction intégrale renforce encore un peu plus l’infaillibilité du véhicule et les quatre roues directrices confèrent une grande agilité urbaine à ce SUV de près de 5 m.

Grand fauve
Tout comme le Q7, le Q8 reçoit une gamme de moteurs 4-cylindres et V6. Même si Audi n’a pas encore officialisé les caractéristiques définitives de son nouveau vaisseau amiral, on devrait retrouver le moteur de
2,0 litres à quatre soupapes développant 252 chevaux et le V6 de 3,0 litres qui produit 333 chevaux. En ce qui concerne les moteurs diesel, le TDI de
3,0 litres de 272 chevaux et le V6 de 218 chevaux devraient être de la partie. Une RS Q8 haute performance est également dans les cartons, mais le bloc choisi n’est pas encore connu. Une version e-tron Q8 est également probable. Ce modèle devrait embarquer un TDI de 3,0 litres et un moteur électrique intégré à la boîte automatique à huit rapports. Ce combo sera vraisemblablement capable de développer
373 chevaux pour une autonomie d’environ 100 km en se reposant uniquement sur le bloc électrique. À n’en pas douter, le Q8, dont les tarifs flirteront avec les 80 000 €, sera l’une des grandes stars de l’année.

Audi Q8

• Fiche technique :
• Moteur : V6 3,0 l TDI Clean Diesel
• (7 places)
• Cylindrée : 2 967 cm3
• Puissance : 272 ch
• Dimensions : 5,05 x 1,97 x 1,74 m
• Capacité du coffre : 770 litres
• Consommation moyenne : 5,9 l
• Vitesse maxi : 234 km/h (circuit)
• Accélération 0-100 km/h : 6,5 s
• Émissions de CO2 : 153 g/km
• Bonus (ou malus) écologique : 1 600 €

2018-03-16T12:08:49+00:00 07/09/2017|Categories: AUTO-MOTO & SPORTS|Tags: |