Audi

Après l’Audi A8, c’est au tour de l’A7 de passer sur la table à dessin. L’ensemble se fait plus musclé pour un résultat à la hauteur du standing de la grande berline.

Audi A7

le retour de la reine

Pour suivre la cadence infernale imposée par la BMW Série 7 et la Mercedes Classe S, Audi revoit son A7, version sportback de la limousine A8. Une cure de jouvence salutaire qui nous rapproche toujours un peu plus de la conduite autonome.Peu de modèles, sur le grand échiquier de l’automobile, affichent une telle pureté dans les formes, une telle assurance qui ne flirte jamais avec l’arrogance, que l’Audi A7 qui vient de prendre un petit bain salutaire dans la fontaine de jouvence. Il faut dire que le segment des grandes berlines premium est devenu un coupe-gorge et que le bond en avant technologique des principales rivales, que sont la Mercedes Classe S ou la BMW Série 7, ne laissait à Audi aucun droit à l’erreur. L’émulation semble saine, tant les progrès de ces vaisseaux amiraux ne cessent d’annoncer la voiture ultime de demain, celle qui fermera, sans doute, l’ère de la conduite et du plaisir de piloter, à l’aube de l’ère du transport sans conducteur, efficace mais froid derrière ses processeurs et son intelligence artificielle. Fort heureusement, nous n’en sommes pas encore là et même si l’Audi A7 peut à peu près tout faire toute seule, il serait dommage de ne pas mettre bien fermement les mains sur le volant afin de profiter de ce qu’elle a réellement dans le ventre. L’A7 offre une expérience exceptionnelle sur les grands boulevards comme sur les pistes.

Bête de scène

Fabriquer pour filer comme le vent sur les longues Autobahn allemandes, l’A7 a puisé dans la banque d’organes du groupe ce qu’elle a de meilleur à offrir. Notre attention s’est arrêtée sur le V6 suralimenté de 3,0 litres, soutenu par une boîte automatique à huit rapports et la fameuse transmission intégrale Quattro. Ainsi dotée, l’A7 n’atteint pas le niveau de performance pure que toisent ses rivaux, notamment en matière d’accélération, puisque le 0 à 100 km/h est tout de même avalé en près de 5 s. Il faudra attendre la RS7 et son moteur hybride qui pourra développer 700 ch pour mettre tout le monde d’accord fin 2018. Mais l’agrément de conduite n’a rien à envier au haut de gamme de la concurrence. Pour un peu plus de piment, Audi a fait de la déclinaison Compétition, axée sur la performance et sortie l’an dernier, un modèle à part. Le constructeur allemand a également poussé ce V6 suralimenté dans ses retranchements, avec 340 chevaux de série, augmentant ainsi la puissance de 7 chevaux. Le pack Compétition continue d’inclure son différentiel arrière dynamométrique. On ne saurait trop louer l’excellence du châssis de l’A7, son extraordinaire contrôle en toutes circonstances et sa qualité de roulement. Il a les bonnes manières routières que l’on peut attendre d’une voiture de luxe sportive. Sa direction est légère mais précise et sa conduite tendue mais sereine.

Tout pour plaire

À l’intérieur, l’environnement est pur, sans exubérance, élégamment conçu, tout recouvert de cuir riche et de couleurs profondes qui mettent valeur de sublime boiserie. Le bond en avant esthétique par rapport au précédent modèle, déjà réussi, est bluffant. Une A7 « de base » n’est pas du tout basique. Elle est dotée de série d’une climatisation à quatre zones, de sièges avant chauffants et d’un volant inclinable et télescopique à commande électrique. L’habitacle de l’A7 Compétition haut de gamme que nous avons testée était un cocon luxueux, avec des aménagements de série comprenant des sièges baquets arrière spéciaux, des accoudoirs de porte gainés de cuir et des sièges débonnaires noir et rouge, surpiqués de diamants. Un affichage tête haute est également de série, mais son boîtier encombrant crée une gêne visuelle dans cet intérieur par ailleurs harmonieux. Le confort des sièges ne souffre aucun reproche et l’habitabilité est remarquable. Outre son vaste écran tactile qui concentre tout le système d’infotainment, l’Audi A7 propose évidemment ce qui se fait de mieux en matière d’aides à la conduite, du régulateur de vitesse adaptatif, qui peut gérer dépassement et remise sur voie, jusqu’aux feux intelligents, au parking autonome ou encore à la Night Vision qui, la nuit, se sert de capteurs infrarouges pour détecter les piétons et les grands animaux à distance. On dénombre au total 39 aides à la conduite, 5 radars,
5 caméras, 12 capteurs à ultrason et un scanner laser ! La conduite autonome n’a jamais été aussi proche. Tout cela a toutefois un prix puisqu’il faudra compter environ 70 000 € pour le modèle d’entrée de gamme et aux alentours de 90 000 € pour un milieu de gamme.

Fiche technique de l’A7 55 TFSI

• Moteur : V6, essence
• Cylindrée : 2 998 cm3
• Puissance : 340 ch
• Couple : 500 Nm
• Dimensions : 4,97 x 1,97 x 1,42 m
• Coffre : 535 l
• Consommation mixte : 6,8 l
• Vitesse max. : 255 km/h
• Émission de CO2 : 154 g/km

Les plus :
• Style
• Confort
• Equipement

Les moins :
• Offre moteur au lancement
• Prix des options



Audi renouvelle l’expérience RS4 Avant, qui s’impose comme une voiture d’une rare polyvalence, aussi à l’aise dans les envolées fulgurantes que dans les langoureux voyages en famille ou les déménagements à la campagne.

Audi RS4

La quête du graal

Depuis plus de deux décennies, Audi s’est mis en quête d’une formule magique : allier capacité d’emport confortable et performances de grande sportive. Avec ses breaks RS Avant, le seigneur des Anneaux se rapproche de plus en plus de ce Graal. Et la RS4 n’est pas loin de toucher au but.
Depuis plus de vingt ans, Audi joue un rôle prépondérant sur le segment des breaks sportifs. Un positionnement diablement attirant qui n’a pourtant pas trouvé beaucoup d’écho auprès des concurrents de la marque aux anneaux. L’Audi RS4 n’a en effet en face d’elle qu’une seule vraie rivale : la Classe C AMG 63 de Mercedes. Avec la dernière génération qui prend la route, Audi a réussi à créer l’un des véhicules les plus polyvalents du marché. La RS4 Avant sait littéralement tout faire, avec le brio des bons élèves qui excellent dans toutes les matières. Vous prévoyez un long voyage ?
Le break est un infatigable routier aussi impassible que sûr. Vous avez un déménagement qui se profile à l’horizon ?
Sa capacité d’emport, parmi les plus importantes du segment, est remarquable. Vous voulez partir en week-end en famille ? L’habitabilité est à l’avenant. Vous avez envie de vous évader et de vous amuser ? La RS4 Avant a du fun à revendre grâce à son bloc rageur.

La tête et les jambes

L’Audi RS4 Avant n’est disponible qu’avec un V6 turbocompressé de 2,9 litres essence. Adieu, donc, le V8 de la précédente génération. La déception aurait pu être grande à l’annonce de cette mutation, mais il n’en est rien. Non seulement, c’est celui de la Porsche
Panamera 4S – excusez du peu –, mais, même s’il est nettement plus petit que son devancier, les ingénieurs allemands ont su le pousser dans ses retranchements en démultipliant les turbocompresseurs. Le V6 développe ainsi, comme son aïeul, 444 ch.
Ce downsizing dans l’air du temps a tout de même des conséquences notables sur le dynamisme général. Bien que le rendement soit le même, l’étalage de la puissance est différent, avec le V6 tirant fort dans les rapports dès 2 000 tr/min. Cette omniprésence à bas régime est un vrai régal pour ce type de véhicule qui mise beaucoup sur les reprises rapides et les accélérations rageuses. De plus, le RS4 Avant profite de ce downsizing pour perdre quelques kilos sur la balance. Ainsi, le break allemand bat son propre record au 0 à 100 km/h,
avalé en 4,1 secondes. C’est 0,6 sec. de plus que la Mercedes-AMG C63 S, mais les deux modèles ne boxent pas dans la même catégorie tarifaire. Grâce à son système de transmission à quatre roues motrices Quattro, la RS4 atteint des niveaux d’adhérences exceptionnels. Certes, comme c’est souvent le cas chez Audi, la direction manque de retour, mais elle a le mérite d’être directe. Les ingénieurs ont retravaillé les trains roulants. Jusqu’à 70 % de la puissance de la voiture peut être ainsi transmise aux roues arrière. Si l’on ajoute à cela l’avant plus léger, on obtient une voiture extrêmement agile.

Confort et sportivité
excellente voiture polyvalente et performante. Une partie du contrat est remplie par le moteur et le châssis. L’intérieur et le bagage technologique s’occupent d’honorer la seconde. L’Audi RS4 Avant offre ainsi différents modes de conduite qui modifient la configuration de la suspension en fonction de l’option sélectionnée. En Confort et Auto, la conduite est plus souple et l’échappement plus discret. La RS4 glisse langoureusement sur les grandes routes, démontrant une qualité d’insonorisation bluffante. Le mode Dynamic rend la voiture plus basse et plus compacte pour un meilleur contrôle dans les virages rapides. La tenue de route est cependant plus ferme et transmet davantage les imperfections.
L’intérieur est à l’avenant.
Les sièges sport à l’avant sont très confortables et les matériaux tactiles sont joliment finis et solidement assemblés. La RS4 est équipée de série du Virtual Cockpit d’Audi, qui remplace les cadrans traditionnels derrière le volant par un écran couleur numérique de 12,3 pouces, ainsi que de la navigation par satellite, de l’interface Audi Smartphone et de la connectivité Bluetooth. L’habitabilité est la même que celle de l’A4 Avant, ce qui est une bonne nouvelle : l’espace pour la tête et les jambes est bon à l’avant comme à l’arrière et le coffre de 505 litres est l’un des plus grands de sa catégorie, devançant les 490 litres de la Mercedes AMG C63. Enfin, la dotation, même de série, est relativement généreuse pour une Allemande premium, puisqu’elle comprend le système de freinage urbain, l’assistance au freinage multicollision, l’aide latérale Audi et un dispositif de stationnement perfectionné. Cette polyvalence hors du commun a tout de même un prix : à 92 000 €, hors option et avec un joli malus de 10 500 €, les tarifs sont nettement en hausse par rapport à la précédente génération. C’est tout de même 6 000 € de moins que la Classe C AMG 63.
Nous voilà rassurés.

Fiche technique de l’Audi Audi RS4 Avant

• Moteur : V6 bi turbo, essence
• Cylindrée : 2 894 cm3
• Puissance : 444 ch
• Couple : 600 Nm
• Dimensions : 4,78 x 1,97 x 1,40 m
• Coffre : 505 l
• Poids : 1 715 kg
• Consommation mixte : 8,8 l
• Vitesse max. : 250 km/h
• Émission de CO2 : 199 g/km
• Malus : 10 500 €

Les plus :
• Style
• Comportement

Les moins :
• Prix
• Prix des options

2018-01-19T14:11:19+00:00 07/09/2017|Categories: AUTO-MOTO & SPORTS|Tags: |