Infiniti

Infiniti présente son nouveau QX50. Les lignes ne cèdent pas aux tentations japonaises de multiplier les angles et les arêtes, mais proposent plutôt un subtil jeu sur les volumes et les formes, autour d’une large calandre et d’une signature lumineuse très féline.

Infiniti QX50

l’alchimiste

Après deux décennies de développement et plus de 200 brevets déposés, Infiniti est le premier constructeur automobile à sortir de ses laboratoires d’ingénierie un moteur à compression variable, petite pierre philosophale de l’industrie automobile. Et c’est le nouveau QX50 qui étrennera cette technologie. Il vient d’être présenté au Salon de Los Angeles.
L’année qui s’annonce est pleine de promesses pour Infiniti. Elle débutera par la sortie d’un nouveau crossover qu’il faudra suivre de près. L’arrivée du QX50 marque en effet un tournant décisif pour la filiale luxe de Nissan puisqu’elle est accompagnée par l’introduction de plusieurs technologies clefs qui définiront les véhicules de la marque pour les années à venir. La liste a de quoi impressionner puisqu’elle comprend une nouvelle plate-forme, un moteur aux propriétés inédites et des aides à la conduite électroniques ultramodernes.

Tout en élégance
Le design n’est pas vraiment une surprise. Le constructeur japonais avait en effet donné de nombreux aperçus de l’allure générale avec une série de concepts présentés dans les salons internationaux. L’influence un peu futuriste que l’on peut reconnaître chez Mazda ou chez Toyota, notamment avec le C-HR, ne se retrouve pas chez ce nouveau QX50 qui fait le pari de la sobriété. Le travail ciselé sur les lignes, sur la signature lumineuse très féline et sur les volumes contraste avec l’allure rondelette, mais pataude du QX50 sortant. Il faut dire que celui-ci remonte à 2008 ! À l’époque, tous les véhicules étaient ronds et balourds. Aujourd’hui, les lignes saillantes sont à la mode, mais Infiniti n’en abuse pas et trouve un très bon compromis entre son surmoi nippon et ses velléités de s’imposer à l’ouest. Le résultat est bien plus épuré que ce que l’on peut trouver chez la concurrence insulaire, mais ne manque pas pour autant de caractère. L’intérieur est tout aussi soigné. Le QX50 profite de méthodes de fabrication sur mesure. Le cuir du tableau de bord est sélectionné pour sa qualité exceptionnelle et enveloppé à la main sur les bords des panneaux. Les sièges, les panneaux de porte et le tableau de bord sont pourvus d’un motif découpé au laser par le biais d’un procédé spécialement conçu pour suivre les courbes des surfaces intérieures. Des surpiqûres de couleur contrastée rehaussent les sièges, associées à des passepoils, pour un résultat des plus luxueux. C’est du grand artisanat.

Avancée majeure
Mais bien au-delà de cette allure très séduisante, c’est ce qui se trouve sous le capot qui retient le plus l’attention. Le QX50 est le premier véhicule de série de l’histoire à être propulsé par un moteur à compression variable, surnommé VC-Turbo. La magie mécanique du 4-cylindres en ligne turbocompressé de 2,0 litres augmente ou diminue continuellement la portée des pistons pour modifier le taux de compression. Auparavant, un moteur turbo essence devait choisir entre efficience (avec un taux de compression élevé) et performance (avec un taux de compression plus faible permettant d’atteindre une puissance et un couple plus élevé). Le VC-Turbo joue sur différents rapports de compression, compris entre 8:1 (pour la performance) et 14:1 (pour l’efficacité). Concrètement, Nissan annonce avoir trouvé la formule magique qui permet de profiter de l’efficacité d’un moteur essence tout en ayant le rendement d’un moteur diesel et le couple de celui-ci sans les vibrations. Le meilleur des deux mondes en quelque sorte. Nissan vole ainsi la politesse à Mazda qui peaufine une solution proche. Ici, le bloc est un 4-cylindres 2 l turbo développant 272 ch et 380 Nm de couple. Impressionnant. Le 0 à 100 km/h est avalé en 6,3 s et la vitesse de pointe et annoncée à 230 km/h. Pour mesurer l’ampleur du travail réalisé, il faut garder à l’esprit que ce moteur a demandé vingt ans de développement et a entraîné le dépôt de plus de 200 brevets. Reposant sur une nouvelle plateforme, le QX50 en profite pour revoir ses mensurations, s’étalant désormais sur 4,69 m de long et 1,90 m de large, ce qui le rapproche de l’Audi Q5. Le coffre passe à 895 l, ce qui est vaste pour le segment. La rigidité du châssis a été augmentée de 23 %. Autre avancée majeure, le QX50 intègre le ProPilot Assist de Nissan. Le véhicule peut prendre en charge, comme un grand, l’accélération, le freinage et la direction sur simple demande du conducteur. Infinti n’a pas encore dévoilé sa grille tarifaire et le QX50 ne devrait arriver qu’au cours du prochain été, mais il s’annonce déjà comme une grande star de l’année qui s’ouvre.

Fiche technique

• Moteur : 4 cylindres essence
• Cylindrée : 1 990 cm3
• Puissance : 272 ch
• Couple : 380 Nm
• Vitesse max : 230 km/h
• 0 à 100 km/h : 6,3 s
• Dimensions : 4,69 x 1,90 m
• Coffre : 865 l

2018-03-16T12:07:32+00:00 07/09/2017|Categories: AUTO-MOTO & SPORTS|Tags: |