Infiniti

Avec ses lignes d’une grande fluidité, sa carrure de sportive et son capot avant démesuré, l’Infiniti Q50 casse les codes austères de la berline premium et rend une copie stylistique de premier plan. La dotation technologique est à l’avenant, avec conduite semi-autonome et direction commandée par l’ordinateur central.

Infiniti Q50 Hybride

l’art du détail

Infiniti a profité du dernier Salon de Genève pour revoir par petites touches sa berline Infiniti. Peu connue du plus grand nombre, mais portant un attirail technologique audacieux, cette routière est une alternative intéressante aux grandes Allemandes.

En une dizaine d’années, Infiniti s’est fait un nom. La filiale luxe de Nissan rayonne aujourd’hui grâce à son engagement en sport automobile et brille par la qualité de ses productions reconnue sur tous les continents. Il n’était pas évident d’aller s’implanter aux États-Unis et en Europe alors que Mercedes, BMW et Audi régnaient sans partage sur le Vieux Continent et que le marché américain était la chasse gardée des modèles locaux. Infiniti a d’ailleurs commencé par singer les stars bien établies en misant sur de gros V6 et d’anachroniques V8, notamment avec sa Q50. Le constructeur japonais a très vite compris qu’il n’avait rien à gagner à ce petit bras de fer et a su prendre les virages que dessinait l’avenir. En 2013, la plus sportive des berlines de la marque revenait en proposant une version hybride en avance sur ses concurrentes. Mieux, il s’agissait alors du premier modèle à poser les bases de la conduite autonome avec régulateur de vitesse adaptatif, surveillance des angles morts, aide au maintien dans la voie ou encore avertissement de choc frontal. Dans le sillage de l’Audi A4, de la Mercedes Classe C ou de la BMW Série 3, lors de ses premières années, la Q50 a su se muer en première de cordée au cœur d’une industrie qui allait embrasser la modernité.

Peaufiner les détails

Cette version 2018 n’évolue que par petites touches par rapport à la réelle grande évolution de la Q50 intervenue en 2016. Il faut dire qu’il n’était guère nécessaire de modifier en profondeur un style qui a fait ses preuves de si belle manière. Les évolutions extérieures sont donc minimes et se concentrent sur les boucliers, la calandre qui change de grille, les lames latérales noires à l’avant et sur le diffuseur apparent à l’arrière. La Q50 reste cette berline atypique qui joue parfaitement sur l’équilibre de ses formes à la fois courbes et saillantes pour renouveler un genre dont l’ADN germanique est par nature austère. La Q50 en impose autant par sa stature que par son style et tranche avec ce que propose généralement la concurrence. Et comme la marque est encore loin d’atteindre le nombre de ventes de Mercedes ou de BMW, faire le choix de la Q50, c’est s’assurer de ne pas passer inaperçu et de ne pas se fondre dans la masse.
À l’intérieur, la proposition est plus consensuelle. Le niveau de finition, pourtant excellent, n’atteint pas encore ce qui se fait de mieux dans la catégorie. Les assemblages sont bons et les matériaux en nette hausse qualitative par rapport à la précédente version. Mais la barre a été placée tellement haut par les grands noms du segment qu’Infiniti a encore quelques progrès à faire. C’est également le cas pour la technologie embarquée. Certes, la berline japonaise multiplie les prouesses high-tech, notamment à travers son immense double écran central, mais la concurrence est si rude que le client qui vise un véhicule Premium se laissera difficilement éblouir. L’Infiniti se rattrape grâce au choix de miser sur un empattement large de 2,85 m. L’habitabilité est ainsi exceptionnelle pour la catégorie. Ainsi, même si la garde au toit est réduite, les passagers bénéficient d’un espace, notamment aux genoux, qu’ils ne trouveront pas ailleurs. En outre, le coffre est généreux avec un volume maximal de 510 l. Cette nouvelle version améliore le système de direction qui fait l’originalité de la Q50. La berline nipponne est en effet la seule voiture à proposer une direction « drive by wire ». Ce dispositif implique qu’il n’y ait plus de lien mécanique entre le volant et la crémaillère chargée de braquer les roues avant. C’est l’ordinateur central qui s’occupe de mesurer avec une précision diabolique l’angle du volant et qui se charge ensuite du braquage des roues en fonction de la vitesse et d’autres paramètres comme le vent latéral, la pente de la route ou le retour des suspensions. Infiniti persiste et signe : un tel système, lorsqu’il sera pleinement maîtrisé dans le cadre de la conduite autonome, rendra celle-ci beaucoup plus efficace qu’une crémaillère classique. Dans les faits, cette direction, qui a été très critiquée au lancement de la nouvelle Q50, a été grandement améliorée et son utilisation est désormais intuitive. Sous le capot, on retrouve le 2,0 turbo de 211 ch (à partir de 42 750 €), le V6 3,5 l hybride de 364 ch (à partir de 58 550 €), le 2,2 diesel de 170 ch (à partir de 37 200 €), ainsi que le récent V6 3,0 biturbo de 405 ch (à partir de 56 050 €). Notre préférence va sans hésiter vers la version hybride qui associe un comportement dynamique sans faille à un agrément inégalable et qui correspond mieux au positionnement avant-gardiste de la Q50.

Fiche technique Infiniti Q50 Hybride :

• Cylindrée : 3 498 cm3
• Type : 6 cylindres en V + 1 moteur électrique
• Puissance : 364 ch cumulés (306 ch + 68 ch)
• Couple : 546 Nm
• Transmission : roues arrière ou 4×4 AWD
• Boîte : 7 rapports, automatique
• Dimensions : 4,81 x 1,82 x 1,43 m
• Coffre : 400 l
• Poids : 1 812 kg (5 kg/ch) (AWD : 1 885 kg/5,22 kg/ch)
• 0-100 km/h : 5,1 s (AWD : 5,4 s)
• Vitesses : 250 km/h
• Consommations : 6,2 l (AWD : 6,6 l)
• Émissions de CO2 : 139 g/km
• Malus : 953 € (AWD 154 g/km malus 2 940 €)
• Prix : 48 580 € (AWD : 52 580 €)

2018-06-12T18:42:39+00:00 07/09/2017|Categories: AUTO-MOTO & SPORTS|Tags: |