Kia

Jouant dans la cour des grandes berlines, la Stinger repose sur deux motorisations puissantes : un bloc diesel 2,2 l de 200 ch et un moteur essence de 3,3 l développant 370 ch.

Kia Stinger

une question d’image

Plus connu sous nos latitudes pour ses citadines bien équipées et ses SUV au positionnement attractif, Kia souhaite casser l’image proprette d’une marque bien sous tout rapport, mais un peu trop sage. Pour ce faire, le constructeur coréen lance la Stinger dans la bataille des grandes et puissantes berlines.

Kia s’est d’abord fait connaître, en France, en frappant un grand coup avec sa garantie 7 ans sur ses véhicules. Les sorties successives de la Cee’d, de la Picanto, du Sportage ou même du Stonic, le dernier petit SUV en date, ont très vite élevé le constructeur coréen au rang des noms qui comptent. Son image de marque repose sur l’excellent rapport qualité/équipement/prix de ses propositions et sur la bonne fiabilité de ses véhicules. Mais, à l’image de Toyota qui a dû sacrifier un peu de sa fougue sur l’autel de ses ambitions mondiales, Kia n’a pas réussi, malgré quelques propositions ambitieuses comme le Veloster (Hyundai), à casser cette perception proprette au profit d’une vision plus sportive ou luxueuse. Il faut pourtant en passer par là pour augmenter les volumes de ventes qui restent encore limités, avec 35 000 ventes l’an passé sur les 2 millions de véhicules écoulés en France.

Les grands moyens

Souvent timoré dans ses audaces esthétiques pour séduire le vaste marché mondial, Kia a décidé de ne faire aucun compromis pour son nouveau fer de lance.
La Stinger est en effet une copie quasi conforme du concept GT qui a enthousiasmé les visiteurs et observateurs des différents salons internationaux depuis 2011. Un parti pris osé qui divisera certainement, mais qui a le mérite d’être assumé. Les lignes générales sont objectivement une franche réussite avec un juste équilibre entre caractère et élégance. Seules certaines tentatives pourront faire débat, comme le prolongement des feux arrière dans les ailes ou encore cette chute de toit vertigineuse vers le coffre qui lui confère des faux airs de coupé. Quoi qu’il en soit, la Stinger ne laissera personne indifférent et c’est bien là l’essentiel. Il suffit d’ailleurs de pénétrer dans l’habitacle pour être définitivement conquis. Certes, on sent la griffe allemande, héritée sans doute de Peter Schreyer, ancien responsable du groupe Volkswagen, passé à la tête de Kia, mais le Coréen a su en tirer la substantifique moelle. Les matériaux, comme l’aluminium ou le cuir nappa pleine fleur, avec surpiqûres, sont nobles. Les plastiques de qualité. L’assemblage ne souffre aucun reproche, tant et si bien que cette Stinger n’a pas à rougir de la comparaison avec une Audi A5 ou une BMW Série 4. Le bond en avant qualitatif de Kia est impressionnant. Mieux, le confort est l’un des grands points forts de cette Stinger, qui jouit d’un espace à vivre aussi accueillant qu’agréable au quotidien. Les commandes sont d’une simplicité confondante et le système multimédia est à la fois intuitif, simple d’utilisation et d’une rare rapidité de fonctionnement. Pour rendre totalement hommage au travail réalisé par Kia, il convient d’insister sur le confort offert aux passagers, notamment à l’arrière. Les selleries sont un exemple du genre, bien plus agréables que celles de la concurrence allemande.

Une bonne leçon

Cette bonne impression générale se confirme une fois le moteur en marche. Que ce soit dans sa version 2,2 l diesel CRDI 200 ch ou en 3,3 l essence T-GDi de 370 ch, la Stinger en impose. Le fait d’avoir débauché de chez BMW « M » le chef du développement du châssis n’est sans doute pas étranger à l’excellent comportement dynamique de la Stinger. Direction à démultiplication variable, train arrière multibras, différentiel à glissement limité, amortissement sans faille… la Stinger avale la route avec bonheur. Si l’on devait lui faire un reproche, ce serait sans doute du côté du diesel qu’il faudrait se tourner. Malgré son couple important (440 Nm) et des performances plus que correctes (0 à 100 km/h avalé en 7,6 s, vitesse max. de 230 km/h), il ne confère aucune émotion particulière, même s’il fait correctement le travail. La version essence, elle, est bien plus amusante à mener. Disponible en version 4×4 et portée par une remarquable boîte automatique à 8 rapports maison, la Stinger est un vaisseau amiral que rien ne saurait véritablement prendre en défaut. Affichée à partir de 44 400 € en 2,2 l CRDI 200 4×2 et atteignant les 59 900 € en 3,3 l T-GDi 370 ch 4×4 (sans compter le malus de 10 500 €), la Stinger se paie même le luxe, grâce à un équipement pléthorique, d’être plus attractive économiquement que ses concurrentes directes.

Fiche technique Kia Stinger 2,2 l CRDI 200

• Moteur : 4 cylindres diesel
• Cylindrée : 2 199 cm3
• Puissance : 200 ch
• Couple : 440 Nm
• Boîte : automatique 8 rapports
• Poids : 1 778 kg
• Dimensions : 4,83 x 1,87 x 1,40 m
• Coffre : 406 l
• Vitesse max : 230 km/h
• Accélération 0-100 km/h : 7,6 s
• Consommation mixte : 5, 6
• Émissions de CO2 : 147 g/km

Les plus :
• Comportement
• Confort
• Équipements

Les moins :
• Poids
• Coffre dans la moyenne basse


 



Non, le Kia Stonic n’est pas une simple version surélevée de la Rio, la citadine du constructeur coréen. Le travail réalisé sur les lignes et la proposition générale, bien servie par une dotation très riche, en font un SUV à part entière, qui a toutes les chances d’inquiéter la concurrence.

Kia Stonic

le chaînon manquant

Kia muscle son équipe de SUV et présente le Stonic. S’appuyant sur la Rio, il semble bien armé pour ferrailler avec les cadors du segment, Renault Captur et Nissan Juke en tête. Le Stonic a été présenté à Francfort juste avant sa commercialisation à la fin de l’année.
Fort d’une solide équipe de SUV, Sportage et Sorento en tête, il manquait au constructeur coréen Kia un élément fort en ouverture de son catalogue. Cette place stratégique sera occupée, dès la fin de l’année, par le Stonic, cousin éloigné du Hyundai Kona, qui arrivera aussi aux environs des fêtes de Noël. Mais si les deux compères du quatrième groupe mondial s’apprêtent à s’ébrouer gaiement sur le segment des petits SUV, ils ne partagent pas la même plateforme.

Rio Grande
Le Stonic repose en effet sur la base de la Rio et reprend le caractère jovial et enthousiaste de la citadine. Kia insiste d’ailleurs sur le fait qu’il s’agit là du modèle le plus personnalisable qu’il ait produit à ce jour, avec jusqu’à 20 combinaisons bi-tons et cinq couleurs uniques pour le toit qui se démarque du reste de la carrosserie. Avec le Stonic, Kia en profite pour moderniser sa fameuse ligne « Tiger-Nose », avec cet imposant capot plongeant, ses optiques décidées et sa forte calandre. Les designers ont d’ailleurs beaucoup travaillé sur la différenciation avec le Rio, dont la paternité sur le style n’est pas évidente au premier coup d’œil. À l’instar du Hyundai Kona, l’ensemble fait très moderne.
Cette injonction de modernité se retrouve dans l’habitacle où l’on admire aussi bien la lisibilité du tableau de bord, pourvu d’une dotation multimédia complète, que l’agencement intuitif des commandes. La qualité perçue est nettement en hausse par rapport à ce que pouvait proposer Kia il y a quelques années encore, avec un assemblage des matériaux mieux maîtrisé. Les sièges sont confortables et offrent un soutien parfait. Comme dans la Rio, ce qui surprend le plus, c’est sans conteste l’habitabilité. On retrouve la même impression d’espace, inédite pour le segment. C’est grand, très grand !
Même le coffre est dans la moyenne haute de la catégorie avec ses 352 l. Et la technologie est à l’avenant, avec les sièges chauffants, le régulateur de vitesse adaptatif, l’ouverture sans clef, le freinage d’urgence avec reconnaissance des piétons et des collisions imminentes, détecteurs d’angle mort, de franchissement de ligne et de panneau.

La bonne formule
Sous le capot, tous les moteurs sont hérités de la citadine. Ainsi, il disposera au lancement du célèbre 1,4 essence
4 cylindres MPi de 100 ch et du récent
3 cylindres turbo 1,0 l TGD-i de 120 ch.
En diesel, c’est le 1,6 l CRDi qu’on retrouvera sous le capot, en version 110 ch.
Il faudra patienter encore un peu pour connaître dans le détail les caractéristiques techniques définitives qui n’ont pas encore été communiquées, même si l’on sait d’ores et déjà qu’aucune boîte automatique n’est prévue lors de la sortie. Mais il y a fort à parier que ce vide sera comblé plus tard tant l’engouement est grand pour ce genre de dispositif, bien porté par l’évolution du permis de conduire français qui intègre désormais une catégorie automatique demandant moins d’heures de formation et requérant un investissement moindre. Enfin, la grille de tarifs s’échelonnera de 16 990 € pour le 1,4 l
essence 100 ch en version Motion et jusqu’à 23 990 € pour l’excellent diesel 1,6 l CRDi en mode Premium. Très accessible, cette gamme tarifaire tout récemment dévoilée à Francfort fait du Kona un concurrent de taille sur un segment d’une densité inouïe.

Fiche technique Kia Stonic 1 l essence 120 ch :

• Moteur : 3 cylindres turbo essence
• Cylindrée : 998 cm3
• Puissance : 120 ch
• Couple : 172 Nm
• Coffre : 325 l
• Consommation mixte : 5 l
• Vitesse max : 184 km/h (circuit)
• Accélération 0-100 km/h : 10,3 s
• Émissions de CO2 : 115 g/km
• Bonus ou malus écologique : 0 €
• Prix à partir de 19 990 €

2017-09-07T13:57:04+00:00 07/09/2017|Categories: AUTO-MOTO & SPORTS|Tags: |