Alfa

Alfa Romeo frappe fort avec cette version radicale de son sublime SUV. Le Stelvio Quadrifoglio Verde s’avance en effet fort de 510 ch pour un 0 à 100 km/h avalé en moins de 4 secondes.

Alfa Romeo Quadrifoglio Verde

Quadrifoglio Verde : le porte-bonheur

AA lfa Romeo a bien compris que pour aller titiller les ténors du marché Premium, il fallait montrer ses muscles. Le constructeur italien s’en est remis à Ferrari pour intégrer un bloc de 510 ch au SUV Stelvio. Même Porsche n’a pas osé aller si loin. Rencontre avec un grand fauve.

Le groupe Fiat a redistribué l’ensemble de ses cartes et ses filiales savent désormais à quoi s’en tenir. Pour Alfa Romeo, la cible privilégiée est le segment premium. Avec la Giulia, le constructeur au trèfle s’en est ainsi pris directement aux berlines allemandes, son surmoi latin et son caractère de feu tranchant d’ailleurs avec la placidité et la rigueur toute germanique de la concurrence pour en faire une proposition des plus affriolantes. Le Stelvio est venu enfoncer le clou en s’avançant sous les atours d’un SUV compact marchant sur les plates-bandes du BMW X3 ou de l’Audi Q5.
Pour se démarquer, il fallait aller encore plus loin : on ne peut entrer sur un tel segment sans bomber le torse. Alfa Romeo l’a bien compris et s’en est remis à Ferrari pour concevoir un moteur à même de mettre sous l’éteignoir une concurrence pourtant musclée. Le Cheval cabré a ainsi dégainé un bloc de 510 ch. C’est 70 chevaux de plus que le porche Macan Turbo et son Pack Performance ! Aucun constructeur n’est allé aussi loin. Mais Alfa Romeo n’en ferait-il pas trop ?

Le haut du panier
Avant de faire parler la poudre, il convient de rappeler que le Stelvio est avant tout un modèle de design et d’ingénierie. Le SUV italien se base en effet sur la plateforme Giorgio de la Giulia, avec un châssis spécialement pensé par les ingénieurs de Maserati. Le Stelvio allie ainsi le fond et la forme. Sans aucun doute, la proposition italienne est la plus belle du moment avec ses lignes qui ont su trouver le parfait équilibre entre rondeur et dynamisme. Avec son vaste capot élancé, le Stelvio a tout du grand fauve prêt à bondir. Avec le Maserati Ghibli et le Jaguar F Pace, les SUV sportifs tiennent là leurs plus beaux représentants. Reprenant en grande partie l’intérieur de la Giulia, le Stelvio est également un modèle d’assemblage et de qualité de finition. L’association de plastiques moussés, de bois et de cuir n’a rien à envier aux propositions germaniques. Le dessin de la planche de bord confirme cette impression avec son écran central comme fondu dans la masse. Les progrès réalisés par Alfa Romeo sont impressionnants et se montrent à la hauteur des ambitions que porte le groupe sur sa filiale au trèfle. Sublime, le Stelvio n’en oublie pas d’être accueillant. Sa garde au toit élevée lui confère une habitabilité au-dessus de la moyenne et son coffre de 525 l s’inscrit parfaitement dans une catégorie qui ne brille pas par l’espace qu’elle laisse à ses passagers.

Un tigre sous le capot
Tout cela n’est pourtant que vaines considérations, vite oubliées lorsque le contact est enclenché. Le V6 bi turbo de 510 ch vrombit et fait part de sa volonté de puissance. En mode normal, la boîte de vitesses automatique à huit rapports dompte le fauve. Les vitesses s’enchaînent avec douceur aux alentours de 2 000 tr/min. Le Stelvio se présente alors comme un matou placide, parfaitement à l’aise en ville avec sa direction aussi légère que celle d’une Peugeot 208. La suspension apparaît en revanche un peu raide et vient de temps à autre secouer les passagers lorsque la chaussée se détériore. Il faudra passer en mode Dynamic pour sortir le félin de cette tranquillité apparente. La transmission se fait plus radicale et le SUV italien bondit de manière rageuse. Le moteur fait entendre sa mélopée rauque et hypnotique au-delà de 3 700 tr/min. Frissons garantis.
La direction est raffermie et permet de profiter au mieux d’un train avant aussi joueur que précis. Malgré sa masse imposante, le Stelvio se montre incisif. Et le mode ultime Race n’a pas encore été activé ! Au menu des réjouissances : un couple davantage réparti sur l’essieu arrière, un ESP totalement déconnecté et des valves d’échappement ouvertes dès les premiers tours. Certes, la nature même de SUV limite la fougue du Stelvio qui s’avère moins à l’aise en conditions extrêmes que la Giulia, notamment à cause d’un train arrière qui montre certaines limites, mais le résultat est tout de même impressionnant. Le 0 à 100 km/h est avalé en 3,8 secondes et il ne faut pas beaucoup plus de temps pour que le Stelvio Quadrifoglio Verde atteigne sa vitesse maximale de 283 km/h. D’extraordinaires dispositions sportives qui se paient au prix fort. Cette version bodybuildée est en effet frappée par le malus maximal de 10 500 €, auquel vient s’ajouter la taxe annuelle de 3 000 € pour 41 CV fiscaux. Cette entrave fait monter le prix du Stelvio Quadrifoglio Verde à 104 900 € avec les options. Étant donné que ses concurrents subissent les mêmes foudres des autorités, cette version se place au même tarif que ses rivaux, le supplément d’âme en plus.

Fiche Technique Alfa Romeo Giulia Veloce

• Moteur : Essence, V6 biturbo
• Cylindrée : 2 891 cm3
• Puissance : 510 ch
• Couple : 600 Nm
• Transmission : intégrale non permanente
• Boîte de vitesses : Auto à 8 rapports
• Longueur : 4,70 m
• Largeur : 1,96 m
• Hauteur : 1,68 m
• Volume du coffre :
– 525 l (499 l avec roue galette optionnelle)
• Capacité du réservoir : 64 l
• Poids à vide : 1 830 kg
• 0 à 100 km/h : 3,8 s
• Vitesse maxi : 283 km/h
• Consommation mixte : 9,0 l/ 100 km
• Rejets de CO2 : 210 g/km
• Malus : 10 500 €
• Puissance fiscale : 41 CV
• Surtaxe carte grise : 3 000 €

2018-06-13T11:00:52+00:00 05/03/2018|Catégories : AUTO, AUTO-MOTO & SPORTS|Mots-clés : |