KIA

Kia Sportage 2 l CRDi 136
Par petites touches

Ouvert ce dimanche

Le Kia Sportage se fait beau pour la rentrée. Les évolutions sont légères, mais le style demeure toujours aussi séduisant.

Le Sportage entend bien demeurer le modèle de Kia le plus vendu en Europe. Pour rester en haut de l’affiche, le SUV évolue en douceur. Après un restylage d’ampleur il y a quelques mois, le crossover accueille aujourd’hui de nouvelles motorisations. Assez pour rester dans la course ?

Drôle de parcours que celui du Kia Sportage. Celui qui se classe aujourd’hui parmi les SUV les plus vendus au monde n’a pas toujours connu les lauriers de la gloire. La première génération, sortie en 1994, est restée cantonnée à son marché intérieur et les projecteurs ne se sont braqués sur lui qu’à partir de 2010, année où Kia a décidé de faire de lui un véritable SUV. La reconnaissance ne s’est d’ailleurs pas fait attendre. Renault a, par exemple, reconnu s’être largement inspiré du Sportage pour concevoir son Kadjar. Un aveu étonnant quand on sait que l’Alliance possédait déjà dans ses rangs un certain Nissan Qashqai sorti en 2007… Le Sportage a su observer les pionniers du genre qui essuyaient alors les plâtres tout en se positionnant avant la grande mêlée actuelle. Pas étonnant, alors, de voir que les ventes du Sportage ont explosé entre 2015 et 2016, lors de la sortie d’une seconde génération.

L’art du détail

C’est sûr cette base solide que repose le Sportage actuel. Kia le fait évoluer par petites touches et ne change pas une formule qui fonctionne à merveille, comme en témoigne ce léger restylage de rentrée. Comme de coutume lors de ce genre d’opération de chirurgie esthétique, les nouveautés jouent au jeu des sept erreurs. Il faut se tourner vers les boucliers et les feux inédits pour noter les changements effectifs. Le choix de relier les blocs optiques est du meilleur goût. Cela renforce le charisme déjà grand de ce Sportage. Jamais la calandre, baptisée Tiger Noise, n’a aussi bien porté son nom. Le SUV coréen a de vrais airs de grand félin prêt à bondir.
Lors du précédent restylage, le Sportage a profité d’un allongement de 4 cm. Trônant désormais à 4,45 m de long, il est l’un des plus grands modèles de sa catégorie. Et cela se ressent à l’intérieur. Entre cette croissance bienvenue et une garde au toit qui, elle aussi, a été revue à la hausse (+1,6 cm), le crossover n’a pas de concurrent sur son segment dans ce domaine.
Mieux, les passagers sont particulièrement bichonnés avec des dossiers inclinables, des prises USB et des sièges chauffants. Le coffre témoigne de la générosité du Sportage avec ses 503 l. Cette petite mise à jour de rentrée concerne également le combiné d’instrumentation qui a été revu en profondeur afin de gagner en simplicité. Il faut dire que la précédente version brillait par sa complexité. Ce n’est pas encore tout à fait intuitif, mais le conducteur s’y retrouvera plus facilement. Kia conserve le parti pris « une commande, un bouton » : les réfractaires au tactile seront heureux de l’apprendre, mais la console centrale reste bien encombrée. Côté équipement, on note l’apparition d’un régulateur de vitesse adaptatif avec fonction arrêt/redémarrage, d’un détecteur de fatigue ou encore d’une caméra à 360° pour le stationnement. Ces dispositifs viennent s’ajouter à une dotation déjà généreuse.

Motorisations aux normes

Kia n’a pas encore osé toucher à la plateforme technique du Sportage, préférant se reposer sur un châssis qui a vu sa rigidité augmenter de 39 %, ses trains roulants être retravaillés et sa direction améliorée. On comprend ce choix prudent tant le SUV coréen offre un confort de conduite exceptionnel. Le roulis se fait certes encore sentir, mais la direction est précise et sûre, le comportement sans faille et l’agrément parmi les meilleurs du marché. On salue, par exemple, le travail réalisé sur l’insonorisation.
Pour cette rentrée 2018, le Sportage change certains de ses moteurs. L’occasion pour lui de se mettre aux normes Euro 6d-TEMP. Le diesel 1,7 CRDi de 115 ch et 141 ch tire sa révérence au profit du 1,6 CRDi décliné en 115 ch et
136 ch. La principale nouveauté est le nouveau moteur 2 l diesel EcoDynamics+ qui fait le pari de l’hybridation légère. Il est associé à une batterie 48V alimentant un alterno-démarreur électrique capable de récupérer l’énergie cinétique et de fournir un petit boost de puissance. Les versions les plus puissantes, peuvent jouir d’une transmission intégrale et d’une boîte de vitesses à double embrayage.
Kia n’a pas encore révélé les tarifs de cette nouvelle version. Le prix de base devrait rester aux alentours de 24 000 € avec le trop modeste 1,6 l essence. Il faudra miser sur un ticket à 31 000 € pour s’offrir une version de milieu de gamme bien équipée. Le Sportage n’est pas le moins cher des SUV, mais il bénéficie d’un excellent rapport prix/équipement. De quoi conserver une petite longueur d’avance.

Fiche technique :

  • Moteur : 2,0 l CRDi ISG 4×2
  • Cylindrée : 1 995 cm3
  • Puissance : 136 ch
  • Dimensions : 4,48 x 1,86 x 1,64 m
  • Capacité du coffre : 503 litres
  • Consommation moyenne : 4,8 l
  • Vitesse maxi : 186 km/h sur circuit
  • Accélération 0-100 km/h : 10,3 s
  • Émissions de CO2 : 127 g/km
  • Bonus (ou malus) éco : 0,00 €


Kia ProCeed GT
La passe de quatre

Ouvert ce dimanche

Kia ajoute un nouveau break à la famille Ceed. Après le SW, voici la ProCeed et ses ambitions plus sportives.

Kia entend bien capitaliser sur sa plateforme K2 et proposer, via sa Ceed, une gamme de carrosseries complète. La star coréenne, après avoir inauguré une nouvelle génération puis une déclinaison SW, nous revient dans une version ProCeed qui veut se frotter aux breaks de chasse.

Face à la crise, les constructeurs automobiles ont été contraints de revoir en profondeur leurs stratégies industrielles, à commencer par la rationalisation de groupe et le développement de plateformes communes non seulement à de nombreux modèles d’une même marque mais également portant d’autres couleurs. De Renault à PSA (Peugeot, Citroën, DS) en passant par VW (Skoda, Audi, VW, Seat, Porsche, etc.) ou encore par BMW (BMW, Mini), toutes les enseignes ont adopté, peu ou prou, les mêmes réponses. Kia, qui bénéficie de la dynamique du groupe formé avec Hyundai, n’échappe pas à cette règle. Les petits SUV urbains Niro et Kona partagent ainsi la même plateforme. Ce parti pris permet de réaliser d’importantes économies d’échelle. Avec la Ceed, Kia entend faire perdurer ce cycle vertueux, tout en capitalisant sur une appellation qui a su séduire un vaste public à travers le monde.
Entièrement repensée au printemps, la berline nous est revenue cet été dans une version SW et nous arrive à présent dans une déclinaison break de chasse baptisée ProCeed. Le tout repose bien entendu sur la plateforme K2 de la marque, qui accueillera prochainement un SUV afin de proposer le catalogue le plus complet possible.

En chasse !

Adieu, en effet, la version coupé qui disparaît en même temps que le petit apostrophe. Kia a préféré miser sur deux versions breaks : la SW privilégie la capacité d’emport et l’encombrement, la ProCeed met en avant le style à travers son fort caractère. Poupe bombée, lunette arrière assez horizontale… comme son ancêtre version coupé, la nouvelle venue ne fait pas de concession esthétique. Et tant pis si le coffre perd 5 l au passage ! Longue de 4,60 m – soit autant que la SW –, la ProCeed est plus basse de 5 cm (1,42 m contre 1,47 m pour le break) et donne naissance au genre du break coupé cinq portes. Un drôle de mélange qui fait son effet, même si les vrais breaks de chasse ne s’avancent qu’avec trois portes.
L’arrière adopte une signature lumineuse composée de feux très fins reliés par un bandeau transversal, comme cela se fait beaucoup aujourd’hui. Des touches de chrome viennent rehausser une copie générale séduisante, même si l’avant ne se démarque que très peu de la version SW. La ProCeed a été conçue et sera produite en Europe. Ce sera d’ailleurs là son unique terrain de jeu, l’Asie et l’Amérique  n’étant pas particulièrement fans de ce genre de carrosserie.
À l’intérieur, la ProCeed reprend naturellement la planche de bord de la berline classique et de la version break. À noter que le niveau de finition GT Line égaye largement un intérieur bien fini, mais quelque peu austère, vocations mondiales de la plateforme obligent. L’écran tactile de 7 pouces (8 pouces en option), la qualité des matériaux, le niveau d’assemblage ou le confort des sièges… rien ne vient ternir une copie sans faute, mais aussi sans originalité. Il manque un tout petit supplément d’âme à cet habitacle pour tutoyer la perfection. L’instrumentation digitale aurait par exemple parfaitement trouvé sa place dans cette version aux prétentions haut de gamme. La ProCeed se rattrape avec une dotation technologique de pointe : freinage autonome d’urgence avec détection des piétons, système d’alerte de franchissement de ligne, feux de route automatiques, détecteur de fatigue, régulateur de vitesse adaptatif avec maintien dans la ligne, sièges chauffants et ventilés, volant en cuir chauffant… la liste est exhaustive.

Grande routière

La ProCeed propose une offre de moteurs des plus complètes avec le trois-cylindres  1 l T-GDI 120 ch en entrée de gamme essence, le nouveau 1,4 l 140 ch et, surtout, le sportif 1,6 turbo de 204 ch. Kia continue en revanche de montrer sa désaffection vis-à-vis du diesel, avec un seul choix au catalogue, l’éprouvé 1,6 l CRDi de 136 ch. Le trois pattes sera associé à une boîte de vitesses manuelle à six rapports, tandis qu’une boîte automatique à sept rapports est disponible sur les autres versions.
La ProCeed, avec le bloc 1,6 Turbo de 204 ch, n’est pas une grande sportive, mais montre de réelles aptitudes routières grâce, notamment, à ses réglages spécifiques.
Pour le moment, Kia n’a pas révélé sa grille de tarifs. Étant donné qu’il y a 1 000 €  d’écart entre la Ceed et le Ceed SW, on est en droit de s’attendre au même traitement entre la SW et la ProCeed. L’entrée de gamme devrait être à 26 000 € quand la version GT 204 ch toisera les 35 000 €.
Il faudra attendre le Mondial de Paris pour en savoir plus.

Fiche technique :

  • Moteur : 4-cylindres turbo essence
  • Cylindrée : 1 591 cm3
  • Puissance : 204 ch à 6 000 tr/min
  • Couple : 265 Nm entre 1 500 et 4 500 tr/min
  • Longueur : 4,60 m
  • Largeur : 1,80 m
  • Hauteur : 1,42 m
  • Empattement : 2,65 m
  • Volume de coffre : 594 l
  • Capacité du réservoir : 50 l 0 à 100 km/h : NC
  • Vitesse maxi : NC
  • Consommation mixte : NC

2018-10-10T19:02:23+00:0010/10/2018|Catégories : AUTO|Mots-clés : |