Citroën

Le Citroën C4 dit adieu à sa griffe historique : bye bye Picasso, bonjour Space Tourer. Le confort, la qualité de l’équipement et la capacité d’accueil, incomparable, demeurent.

Citroën C4

un grand voyageur

Les monospaces n’ont pas le vent en poupe, c’est entendu. Mais Citroën ne veut pas insulter l’avenir et conserve un atout maître dans son jeu de sept familles. Le C4 Picasso change de nom et devient le Space Tourer, pour mieux se démarquer du reste de la gamme.

Il y a dix-neuf ans, Citroën apposait pour la première fois la glorieuse signature du maître Picasso sur l’un de ses modèles, le monospace familial Xsara. Autres temps, autres mœurs. Les monospaces font moins recette. Le goût du jour est désormais aux SUV qui ont bouleversé l’industrie automobile comme le peintre, en son temps, révolutionna son art en inventant de nouveaux codes, si loin de ceux des anciens. L’ironie veut qu’aujourd’hui, alors que les crossovers font quasiment cavaliers seuls sur le segment des véhicules familiaux, la firme aux chevrons renonce à cette griffe hautement symbolique. Le coût désormais injustifié des royalties n’est sans doute pas étranger à ce changement de stratégie commerciale, mais le nouveau positionnement, qui voit le C4 Picasso désormais s’appeler C4 Space Tourer, témoigne à lui seul de ce changement d’époque. Or, le groupe PSA, qui a frappé un grand coup avec les Peugeot 3008 et 5008, ou les Citroën C3 et C5 Aircross, ne veut se fermer aucune porte. Le C4 Space Tourer, issu d’une grande lignée de best-sellers, continue d’écrire son histoire et reste l’une des valeurs sûres du segment.

Le grand luxe
Il ne faut pas oublier que le C4, désormais Space Tourer, domine non seulement son marché intérieur, mais aussi celui du Vieux Continent où rôdent pourtant les VW Touran et Ford C-Max. Ce qui séduit immédiatement, c’est son style parfaitement maîtrisé. Cette face avant reconnaissable entre mille, avec ses feux de jour intégrés dans la double bande issue des larges chevrons, ne laisse personne indifférent. Les lignes sont fluides, sans fioritures. On n’atteint pas l’élégance altière des SUV du groupe, mais on est à des années-lumière du monospace poussiéreux. L’intérieur est à l’avenant, avec cette planche de bord audacieuse qui s’étend sur deux étages futuristes. Citroën ne transige toujours pas sur la qualité perçue et sur la précision de l’assemblage. L’équipement de série est, en outre, des plus complets. L’entrée de gamme, qui se positionne à 24 950 €, comprend déjà la climatisation, les feux et essuie-glaces automatiques, la tablette tactile 7 pouces, le régulateur/limiteur de vitesse, 6 airbags, l’aide au démarrage en côte, l’alerte somnolence, le radar de recul, le volant cuir, les sièges avant réglables en hauteur et profondeur, les tablettes aviation, les 4 vitres électriques, les jantes alliage 16’’ et les antibrouillards. C’est le grand luxe !
La course à l’armement technologique continue au fil de la montée en gamme. Tout en haut, vers 31 000 €, on retrouve le système de surveillance d’angle mort, la caméra de recul, l’accès et démarrage mains libres, les feux arrière 3D à LED, le hayon mains libres, les sièges avant massants (conducteur et passager) et le Pack Park Assist.

Une question de normes
Ce changement de nom s’accompagne de l’arrivée du moteur 2 l BlueHDi 160 ch
associé à une boîte automatique EAT8. Ce bloc qui a déjà fait ses preuves sur les Peugeot 308, 3008 et 5008 remplace avantageusement le bloc 150 ch existant. Les nouvelles normes européennes Euro 6d Temp, qui intègrent un test sur route pour mesurer les consommations, sont pour beaucoup dans l’arrivée de ce nouveau moteur. Le résultat est paradoxal :
d’un côté, les performances, l’agrément de conduite et l’efficience sont en hausse, de l’autre, officiellement, les émissions de CO2 augmentent également. L’ancien moteur devait sans aucun doute polluer davantage, mais n’était pas pris par la patrouille. De fait, le malus écologique passe à 90 €. Cela ne pèsera pas très lourd sur la facture finale, mais ce phénomène de cisaille devrait prendre de l’ampleur dans les mois à venir. Il n’en reste pas moins qu’avec son confort à toute épreuve, sa faible propension au roulis et son équipement de pointe, ce C4 Space Tourer reste une valeur sûre.

Fiche Technique Citroën C4 Space Tourer :

• Moteur : 4-cylindres diesel
• Cylindrée : 1 997 cm3
• Puissance : 163 ch
• Couple : 400 Nm
• Dimensions : 4,44 x 1,83 x 1,61 m
• Poids : 1 517 kg
• Coffre : 537 l
• Vitesse max. : 210 km/h
• 0 à 100 km/h : 9,7 s
• Consommation mixte (Euro6 d Temp) : 4,7 l/100 km
• Émissions de CO2 : 124 g/km
• Malus : 90 €


Avec ses airs de grand baroudeur, ses lignes originales et enthousiasmantes et ses capacités inédites de personnalisation (jusqu’à 90 combinaisond), le Citroën C3 Aircross, qui surfe sur la vague des SUV, remplace avantageusement le C3 Picasso.

Citroën C3 Aircross

nouveau rôle pour une nouvelle vie

Adieu au C3 Picasso, monospace familial qui a tant donné de sa personne sur les autoroutes des vacances ! Bienvenue au C3 Aircross qui adopte le style des SUV tout en imposant sa griffe originale ! Un nouveau venu qui redistribue les cartes entre Peugeot et Citroën.

À l’orée des années 2000, un choix stratégique majeur fut fait au sein du groupe PSA : pour contrer le Renault Scenic, qui raflait tous les records de ventes sur son passage, il fallait imposer un véhicule familial monocorps grand public. Pour des raisons d’image – Peugeot souhaitant affirmer un caractère plus premium avec, notamment, ses breaks –, c’est à Citroën qu’il revint de construire ce nouveau venu et de le distribuer. Ainsi est né le Citroën C3 Picasso. Mais les breaks ont très vite connu une période sombre, ne rencontrant plus le succès escompté. En 2009, intrigué par le succès du Nissan Qashqai, Peugeot sort ainsi le 3008 et s’apprête à surfer sur la vague des SUV. Véritables succès critiques et publics, les dernières versions du véhicule et de son grand frère, le 5008, ont définitivement scellé le sort des monospaces. Sans doute trop occupé à préparer l’envol de DS, sa marque fille, Citroën a, pendant ce temps, un peu perdu de vue les évolutions du marché automobile de ces dernières années. Une myopie qui a empêché les Chevrons de se lancer corps et biens sur le marché pourtant si porteur des SUV. Sans compter qu’il ne fallait pas empiéter sur les plates-bandes renaissantes du Lion. Certes, le succès de l’excellent C4 Picasso et du Grand Picasso a réussi à retarder l’inéluctable, mais il lui est devenu impossible aujourd’hui de se maintenir à flot sans une solution grand public en accord avec les attentes de l’époque. Cette ouverture est d’autant plus importante que l’inclassable Cactus, qui a surpris par sa modernité et par son audace, se charge déjà très bien des marges du marché. Il fallait donc repartir d’une page blanche.

Les portes du succès
Autant le dire d’emblée, la réponse de Citroën, avec ce C3 Aircross, est largement à la hauteur des enjeux. La proposition stylistique séduit dès les premiers regards. Alors que la concurrence mise de manière quasi systématique sur des lignes tendues et agressives, le C3 Aircross conserve ce petit soupçon de rondeur, déjà remarqué sur la C3 classique, qui lui donne un air immédiatement avenant. Au premier regard, on pense immédiatement à un Cactus qui aurait pris des stéroïdes. Haut sur pattes et bodybuildé avec ses renforts de baroudeur, l’Aircross en impose, en particulier avec cette nouvelle signature lumineuse sur la face avant autour d’une fine calandre.
Le parti pris de l’originalité est bien maîtrisé et assurément payant à l’heure où la concurrence se trouve souvent prise au piège d’un même moule. Le nouveau venu est la parfaite définition du crossover, à savoir un véhicule qui reprend les codes du 4×4, sans ces inconvénients que sont la surconsommation, l’encombrement et les frais d’entretien. On regrette simplement que le C3 Aircross ne propose pas de transmission intégrale en option pour assumer pleinement son nouveau statut de SUV. Même vent de fraîcheur à l’intérieur : la proposition est jeune et branchée et rend particulièrement terne celles de la concurrence. Bien sûr, ce choix ne plaira pas à tout le monde : les inserts de chrome et le rappel des teintes extérieures personnalisables (jusqu’à 90 combinaisons) peuvent titiller les rétines, mais l’ensemble a quelque chose d’enthousiasmant. D’autant plus que le confort, grâce à des sièges très moelleux et rembourrés, et l’habitabilité, tout simplement la plus importante du segment, prouvent bien que le C3 Aircross n’est pas là uniquement pour en mettre plein les yeux au détriment de ce qui a fait la force du C3 Picasso, à savoir la qualité de la vie à bord pour les familles. La modularité est en outre exemplaire avec cinq vraies assises, une banquette arrière coulissant indépendamment en deux parties, un siège passager entièrement rabattable et un coffre immense (410 l). Avec une capacité d’emport d’objet allant jusqu’à 2,40 m, le crossover des Chevrons se prend même pour un utilitaire occasionnel ! Et la technologie est à l’avenant : affichage tête haute, recharge par induction, toit ouvrant panoramique, aide à la conduite, freinage d’urgence, « park assist », reconnaissance des signalisations… rien ne manque à l’appel d’une dotation en parfaite adéquation avec son temps. Sous le capot, on retrouve les derniers moteurs du groupe avec des blocs essence PureTech de 82, 110 et 130 ch et diesel BlueHDI de 100 et 120 ch. Le C3 Aircross Puretech 82 Live d’entrée de gamme est facturé 1 150 € de moins que son concurrent direct, le Capteur TCe 90 Life (15 950 € contre 17 100 €), tandis que le haut de gamme s’affiche à 23 950 €.
Avec de tels arguments, le succès est inévitable.

Fiche Technique Citroën C3 Aircross 1,2 l PureTech 130 BV6 :

• Moteur : 3-cylindres essence
• Cylindrées : 1 199 cm3
• Puissance : 131 ch
• Couple : 230 Nm
• Vitesse max. : 200 km/h
• Accélération 0 à 100 km/h : 9,3 s
• Dimensions : NC
• Coffre : 410 l
• Réservoir : 45 l
• Consommation mixte : 5,3 l/100 km
• Émissions de C02 : 119 g
• Prix : 22 250 €/blockquote>

2018-06-13T11:18:34+00:00 06/03/2018|Catégories : AUTO, AUTO-MOTO & SPORTS|Mots-clés : |