Citroën

D’abord destiné au marché chinois, le Citroën C5 Aircross peaufine son arrivée sous nos latitudes. L’attente sera longue d’ici à la fin de l’année tant le nouveau grand SUV des chevrons apparaît réussi, aussi bien sur le plan esthétique que technique.

Citroën C5 Aircross

de l’ambition à revendre

C’est au Salon de Shangai que Citroën a éprouvé, pour la première fois, l’éventuelle popularité du concept Aircross. Entre-temps, le succès est passé par là et les Chevrons s’attendent à une nouvelle confirmation lors du Salon de Genève, avec le C5 Aircross.

Citroën a déjà frappé un grand coup avec la nouvelle C3 qui, élevée au rang de SUV avec la déclinaison Aircross, a réussi à renouveler un genre déjà usé jusqu’à la corde. Le succès de la citadine et de son homologue surélevé est total et mérité. Encore faut-il parvenir à surfer sur cette bonne dynamique et à transformer l’essai. C’est ce qu’est en train de faire la marque aux chevrons en proposant, sous le label C5, un nouveau crossover, pour chapeauter sa gamme. Genève est l’occasion de découvrir cette proposition inédite à qui l’on promet un grand avenir.

L’audacieux
Le lien de parenté avec le concept présenté à Shanghai en 2015 est net, mais les designers de chez Citroën ont bien peaufiné leur ébauche pour faire de ce C5 Aircross un modèle à part entière. Un gros travail a été réalisé sur la face avant, avec un design plus léché et audacieux, comme le prouve la superbe signature lumineuse basée sur la séparation des optiques et des feux de jours délicatement posés au-dessus des phares. Du C4 Grand Picasso, le C5 Aircross hérite des très chics inserts chromés sur les vitres latérales. Citroën persiste et signe avec ses Airbumps qui sont toujours lotis sous les portières. Mais les Chevrons ont entendu les réserves du grand public et ont décidé de faire dans la discrétion avec une version plus sobre et plus petite. De plus, ces protections uniques sont entièrement personnalisables, avec de nombreux choix de coloris. Pour faire de l’ombre à ses nombreux rivaux, Citroën mise sur un intérieur des plus travaillés, trouvant le parfait équilibre entre la modernité du concept et le classicisme que requiert le positionnement haut de gamme du C5. Citroën a réussi un savant mélange entre le style raffiné de la DS7 et le fun du Cactus : les équipements high-tech s’insèrent parfaitement dans une planche de bord très élégante. On note ainsi les belles incrustations, idéalement assemblées, les aérateurs verticaux au cachet indéniable ou encore le bandeau en harmonie avec la sellerie.
La C5 Aircross prend comme base la plateforme EMP2 et atteint ainsi 4,50 m de long. L’espace est donc généreux à l’instar de la capacité du coffre de 482 l. Le Citroën C5 Aircross marque la disparition des instruments analogiques au profit du numérique. La dotation technologique est riche, à l’image de la console centrale agrémentée d’un écran de 12,3 pouces, de la surveillance des angles morts, de la caméra 360°, des nombreuses aides à la conduite ou encore des systèmes de divertissement des passagers.

Du solide sous le capot
Le C5 Aircross puise dans la banque du groupe ce qui se fait de mieux en termes de motorisations. On retrouvera, par exemple, le désormais incontournable 4-cylindres 1,6 l Turbo THP décliné en 165 et 200 ch. Il sera accouplé à la boîte automatique, EAT6 e-shift. Les dispositifs Hill Assist Descent et Grip Control, qui favorisent l’adhérence en terrain hostile, ouvriront des horizons off road au C5 Aircross. Une version hybride rechargeable est également au programme. Le bloc thermique de 200 ch est alors secondé par un bloc électrique afin d’obtenir une puissance totale de 300 ch. Autre grande nouveauté, le C5 Aircross intègre des amortisseurs à butée hydraulique pour une absorption optimale des irrégularités de la route. Pour le moment, Citroën se contente de présenter son protégé lors des grands rendez-vous internationaux. Le déploiement en Chine est en cours, mais il faudra attendre la fin de l’année pour la commercialisation européenne. Il faudra donc encore patienter un peu pour découvrir les caractéristiques définitives et surtout les tarifs qui devront tout de même tourner entre 25 000 et 35 000 € selon les versions.

Fiche Technique Citroën C5 Aircross

• Pas de fiche technique avant le Salon de Genève


La silhouette bicolore est toujours de rigueur pour la Citroën Cactus, mais les Airbumps se font plus discrets et le SUV se mue, discrètement, en berline.

C4 Cactus

toujours du piquant

Fort du succès de la nouvelle C3,
Citroën revoit son C4 Cactus sur une base plus sage. Mais ce que le grand SUV perd en excentricité, il le regagne en élégance, dans une formule qui reste toujours aussi pimentée.
Lors de son arrivée sur le marché au cours de l’année 2016, le C4 Cactus avait su ménager ses effets. Une silhouette peu banale avec des optiques surlignées d’un filet lumineux, une taille soulignée par de larges bandes gaufrées, deux barres de toit qui ne passaient pas inaperçues, rien dans le style d’alors n’avait été pensé pour laisser indifférent. Radicale, la proposition a fait couler beaucoup d’encre et a trouvé sur son chemin autant d’adorateurs que de détracteurs. Le succès sans ombrage qu’a connu la C3 quelque temps plus tard a dû beaucoup faire cogiter le département design des Chevrons : oui, il est possible de prendre des risques tout en faisant consensus, la citadine joviale et moderne est là pour le prouver. Le restylage qui prend la route en ce début d’année riche en nouveautés a ainsi tout du changement de génération tant les évolutions sont nombreuses. On est bien loin des petites retouches du bout du pinceau trop souvent expédiées à mi-parcours. Le C4 Cactus se rapproche de l’univers des berlines et vient remplacer définitivement la C4 qui disparaît du catalogue. Fini les excentricités, il lui faut ainsi rentrer quelque peu dans le rang.

Harmonie des formes
Premier constat, les Airbumps, qui ont tant fait parler d’eux, disparaissent partiellement et sont remplacés par des modèles plus discrets, disposés sur le bas de portières, comme sur la C3. Les lignes sont modifiées en profondeur par ce nouveau parti pris. Le C4 Cactus nouveau semble plus bas qu’avant, alors qu’il n’en est rien. Une impression renforcée par la suppression des barres de toit, qui ne sont plus disponibles qu’en option. Le visage du Cactus a été également modifié en profondeur pour s’harmoniser avec le reste de la gamme. On retrouve ainsi la face à double étage et des chevrons qui s’étalent sur toute la largeur du capot pour mieux sertir les feux de jour. Les phares de la partie basse gagnent en ampleur et perdent leur contour plastique. Le bouclier avant a été redessiné pour intégrer de nouvelles prises d’air plus imposantes afin d’asseoir un peu plus le charisme du C4 Cactus. L’ensemble tend assurément à casser les codes du SUV pour flirter avec ceux de la berline alors que les cotes restent sensiblement identiques. À l’arrière, la signature lumineuse gagne aussi en volume avec un effet 3D prononcé. L’heureux acquéreur a le choix entre 31 combinaisons de styles parmi 9 teintes de carrosserie et 4 Packs Color pour les Airbumps et les antibrouillards. À l’intérieur, la proposition demeure toujours aussi originale avec cette planche de bord unique qui brille par son horizontalité et sa modernité. On retrouve ainsi un petit peu de la radicalité du Cactus original. On regrette toujours que les vitres arrière ne soient qu’entrebâillantes, mais l’on est conquis par la nouvelle mousse inédite, Advanced Confort, qui, en exclusivité mondiale, rend les sièges extraordinairement confortables. On se croirait dans de vrais fauteuils de salon. Le coffre, lui, reste toujours un peu limité, n’atteignant « que » 358 l, ce qui est tout de même un peu faible pour la catégorie. Cette mise à jour a été l’occasion pour Citroën de doter son Cactus des derniers équipements technologiques en date. On retrouve ainsi la navigation con-nectée, le freinage d’urgence, la reconnaissance des panneaux de signalisation, l’alerte de franchissement involontaire de ligne, le contrôle de l’attention du conducteur, de la surveillance des angles morts, le park assist, la caméra de recul, l’accès et le démarrage sans clé, l’éclairage d’intersection et même le système de motricité renforcé (Grip Control). C’est on ne peut plus complet.

Symphonie des cœurs
Le C4 Cactus est le premier modèle de Citroën à recevoir les butées hydrauliques progressives au niveau des suspensions. Cette technologie, comme son nom l’indique, consiste à compléter le trio amortisseur-ressort-butée mécanique de deux butées hydrauliques, pour mieux absorber les imperfections de la route. Le comportement et le confort s’en trouvent ainsi nettement améliorés et le Cactus brille par sa gestion parfaite du roulis, malgré une taille imposante. Autre point d’amélioration, l’insonorisation qui est désormais excellente. Sous le capot, les nouveautés sont moins nombreuses. On retrouve les moteurs qui ont fait leurs preuves avec, en essence, des PureTech 82 ch et 110 en boîte mécanique ou EAT6 PureTech 110 en boîte automatique uniquement. En diesel, c’est le BlueHDi 100 ch qui officie en attendant le 120 ch prévu pour l’automne 2018. En recentrant sa gamme sur un seul modèle, le Cactus en l’occurrence, Citroën parvient à présenter une grille tarifaire intéressante, avec un premier prix à 16 950 euros (PureTech 82 ch),un milieu de gamme autour des 22 000 euros (PureTech 110 ch) et un haut de gamme juste en dessous de 25 000 euros. Une proposition qui ne manque toujours pas de piquant.

Fiche Technique C4 Cactus Puretech 110

• Dimensions : 4,16 x 1,73 x 1,48 m
• Coffre : de 348 à 1 170 l
• Moteur : 3-cylindres essence
• Cylindrée : 1 199 cm3
• Puissance : 110 ch
• Couple : 205 Nm
• Vitesse max : 188 km/h (circuit)
• Accélération 0-100 km/h : 9,3 s
• Consommation moyenne : 4,6 l
• Émissions de CO2 : 105 g/km
• Malus écologique : 0,00 euros

Les plus :
• Style
• Comportement
• Confort des sièges
• Moteurs

Les moins :
• Seuil du coffre
• Certains matériaux
• Vitre arrière

2018-03-13T17:37:06+00:00 06/03/2018|Catégories : AUTO, AUTO-MOTO & SPORTS|