HONDA

Le nouvel Honda CR-V adopte les codes stylistiques de la Civic avec laquelle il partage la même plateforme technique. Un vent de modernité souffle ainsi sur ce vaillant routier dont la première génération date de 1996.

Honda CR-V, les temps changent.

Honda dégaine un nouveau CR-V. Si la nouvelle en soi a son importance, on ne mesure toute l’ampleur de cette évolution qu’en s’apercevant que le constructeur japonais en profite pour tirer un trait sur le diesel. Les temps sont en train de changer et Honda entend bien mener la danse.

La vague des SUV qui déferle sur l’industrie automobile depuis cinq ans maintenant masque des changements bien plus profonds. Si l’autonomisation de la conduite est l’un d’entre eux, d’autres lames de fond sont à l’action, à commencer par la guerre de l’énergie. Le diesel, star de la fin du siècle précédent, est toujours dans la tourmente et subit les assauts combinés du downsizing des moteurs essence, de l’hybridation, de l’électricité et des réglementations antipollution de plus en plus hostiles. Pour saisir toute l’ampleur de la révolution en marche, il suffit de se rappeler que Porsche a décidé de se passer du diesel pour son Cayenne. Et la plupart des constructeurs sont en train d’effectuer ce virage énergétique. Honda entend bien être parmi les pionniers et le prouve à travers une nouvelle génération du CR-V qui, elle aussi, tourne le dos au gazole. Un geste important : le constructeur nippon tient, avec son 4-cylindres i-DTEC 1,6 l, l’un des tout meilleurs moteurs diesel du moment. La firme au H en est tellement fière qu’elle n’a pas hésité à le garantir pour 1 million de kilomètres à son lancement ! La voir aujourd’hui se passer d’une telle pépite prouve que cet abandon pur et simple relève du choix stratégique majeur.

Un nouveau souffle

Honda est parti d’une page blanche pour cette cinquième génération. Un pari risqué : si le CR-V, bien bloqué par la concurrence locale, connaît une carrière plutôt tranquille en Europe depuis qu’il a pris le virage des SUV, il multiplie les records de vente ailleurs dans le monde à tel point qu’il est le modèle de son segment le plus couru de la planète. Le vaillant crossover en profite pour gagner 3 cm de long afin d’assurer une habitabilité encore plus impressionnante. Son design extérieur s’inscrit dans la continuité du virage stylistique entamé par Honda sur ses derniers modèles. La parenté avec les Civic est flagrante : large calandre, lignes aiguisées, ailes démesurées… le coup de crayon est maîtrisé, moderne et élégant à la fois. Ambitions mondiales obligent, le CR-V apparaît plus sage que le Toyota CHR par exemple. Le SUV s’appuie sur la plateforme ACE maison que l’on retrouve également sur la citadine. Une proximité qui se retrouve également à l’intérieur où l’habitacle gagne en qualité de finition et en confort. Le tableau de bord a été entièrement redessiné et profite de matériaux plus nobles, aussi agréables à l’œil qu’au toucher. L’écran tactile, qui regroupe la navigation et les commandes, semble trôner au milieu de la console centrale. On note également l’apparition d’inserts argentés pour une apparence plus sportive et les garnitures en bois, que l’on retrouve çà et là, témoignent de la montée en gamme générale. Bonus pour les grandes familles : pour la première fois de son illustre carrière, le CR-V peut se doter d’une troisième rangée de sièges. Le coffre de 561 l est également généreux pour la catégorie.

En pôle

Le nouveau CR-V débute à 29 790 € (boîte de vitesses manuelle à 6 rapports, 4×2) avec le bloc essence 1,5 l i-VTEC Turbo 173 ch. Comme avec le 1,6 l i-DTEC, Honda est sûr de son fait puisque ce moteur est lui aussi garanti 1 million de kilomètres. Le premier niveau de finition, Comfort, est richement doté avec, de série, l’ouverture et le démarrage sans clé, la climatisation automatique, les sièges avant chauffants, le régulateur de vitesse adaptatif ou encore le système d’assistance au maintien de voie. Les prix grimpent vite, mais la dotation reste généreuse et l’on retrouve toutes les technologies d’aide à la conduite et d’infodivertissement qu’un SUV moderne se doit de proposer. La transmission intégrale s’affiche à partir de 34 700 € et il faudra compter plus de 40 000 € pour la version 7-places, la plus puissante, nantie du bloc 1,5 l i-VTEC en 193 ch. Quelle que soit la motorisation retenue, la CR-V se montre agile et brille par la qualité de son freinage. Certes, les promesses d’un surmoi un peu sportif ne sont pas vraiment tenues, mais le comportement reste dynamique à défaut d’être joueur. Si l’agrément de conduite est total lorsqu’on s’engage sur l’autoroute, il faudra composer avec un certain roulis sur les routes sinueuses. Pour l’année prochaine, Honda prépare une version hybride très attendue. Elle reposera sur l’association inédite d’un bloc i-VTEC 2 l et de deux moteurs électriques pour une puissance totale de 200 ch. Le premier bloc a en charge la propulsion en mode électrique pur et hybride, le second sert de générateur afin de recharger la batterie. Ce dispositif, baptisé i-MMD, est doté d’un seul rapport de transmission et s’adapte aux conditions de conduite pour déterminer quel mode est le mieux adapté : électrique, hybride ou thermique. L’avenir est en marche et le CRV n’a pas manqué le départ.

Fiche technique du Honda CR-V i-VTEC 173 1,5 l :
• Moteur : avant, 4-cylindres turbo essence
• Cylindrée : 1 498 cm3
• Transmission : traction (ou intégrale permanente), boîte mécanique 6 vitesses (ou automatique CVT à variation continue)
• Puissance : 173 ch
• Couple : 220 Nm
• Poids : 1 523 kg
• Dimensions : 4,61×1,85×1,68 m
• Coffre min. : 561 l
• Empattement : 2,66 m
• Réservoir : 57 l
• Vitesse maxi : 210 km/h
• 0 à 100 km/h : 9,2 s
• Consommation mixte : 6,3 l
• émissions de CO2 : 143 g/km
• Malus : 1 373 €

2018-09-05T15:17:45+00:00 05/09/2018|Catégories : AUTO-MOTO & SPORTS|