Kia

La Ceed perd son apostrophe, mais pas son pouvoir d’attraction. Rajeunie esthétiquement et modernisée, la citadine coréenne poursuit son chemin sur la voie royale.

Kia Ceed 3

nouveaux horizons

Parvenue à l’âge de raison, la Kia Ceed a décidé de s’assagir.
En perdant sa petite apostrophe, on aurait pu craindre qu’elle rentre dans le rang des citadines dont les ambitions mondiales brident un peu l’excentricité. Mais il ne faut pas se fier aux apparences, la Coréenne surprend toujours agréablement.

Ne l’appelez plus Cee’d, mais Ceed ! Certes, le détail est léger, mais dénote le changement de cap de la citadine qui voulait, à l’origine, jouer avec sur son originalité pour conquérir l’Europe. Car la Cee’d était le cheval de Troie de la marque coréenne pour concrétiser son déploiement sur le Vieux Continent.
Son nom est d’ailleurs révélateur : Community of Europe with European Design. La Ceed nouvelle aura pour mission de concrétiser la percée. Les deux premières générations ont été de véritables succès avec 1,28 million d’exemplaires produits au total, dont 640 000 pour la seconde itération. La benjamine de la lignée aura fort à faire.

Refonte globale
Pour poursuivre sur les bases posées par ses aînées, la Kia Ceed a donc décidé de rompre avec celles-ci tout en conservant leur héritage. Ainsi, la refonte du design est d’ampleur. Longue de 4,31 m, pour 1,80 m de largeur et 1,45 m de hauteur, la Ceed s’avère 2 cm plus large et moins haute de 2,3 cm que sa devancière.
Elle toise largement la plupart des ténors de la catégorie comme la Peugeot 308 et la Renault Mégane et s’incline simplement devant la Mazda 3 (4,47 m). L’empattement (2,65 m) ne change pas, mais les nouvelles proportions donnent d’emblée un aspect plus racé à la Ceed qui suit la tendance sportive des citadines. Cette impression est largement renforcée par les nouvelles lignes. Le trait de crayon du bureau de Francfort, dirigé par un Français, est une vraie réussite. La Ceed perd en excentricité ce qu’elle gagne en charisme et rappelle par de nombreux aspects la
Peugeot 308. Seuls les flancs, moins audacieux que la face avant, trahissent la volonté du constructeur de plaire au plus grand nombre.
À l’intérieur, les changements sont également d’ampleur. Les dessinateurs ont tout simplement revu et corrigé l’intégralité de la planche de bord. Tout est remis à la bonne place de manière claire, accessible et intelligente. L’écran central trône fièrement au milieu de la planche de bord et peut atteindre jusqu’à 8 pouces. Kia n’a pas encore succombé aux joies du compteur numérique, mais un écran digital permet l’accès à certaines fonctionnalités entre les deux compteurs. De nouvelles options sont disponibles comme un pare-brise chauffant, des sièges chauffants à l’avant comme à l’arrière (et ventilés à l’avant), ou un chargeur à induction. Les aides à la conduite, sans révolutionner le genre,
permettent à la Ceed de recoller au peloton, proposant notamment le freinage autonome d’urgence avec détection des piétons, le système d’alerte de franchissement de ligne, les feux de route automatiques ou le détecteur de fatigue compris de série. Le régulateur adaptatif avec maintien dans la ligne, qui place la Ceed au niveau haut de gamme du Niro, montre la volonté de bien faire de la citadine. Grâce à ses dimensions revues, la Ceed offre une habitabilité dans la moyenne haute du segment. Les passagers arrière seront comblés par l’espace laissé aux épaules, même les plus larges. Le coffre, lui, gagne en générosité et passe de 380 à 395 l.

Sur la bonne voie
Sous le capot, la donne est également solide. En diesel, le 1,7 l CRDi cède sa place au 1,6 l CRDi, poussé, comme aujourd’hui, à 115 et 136 ch, pour 280 Nm
de couple. Signe des temps, les propositions essence sont deux fois plus nombreuses. Les actuels 1,4 l MPi de
100 ch, 1,0 t-GDi 3-cylindre de 120 ch et 1,6 t-GDi de 204 ch accueillent le nouveau 1,4 l T-GDi de 140 ch. Des versions hybride et, plus hypothétiquement, électrique sont à l’étude.

Fiche technique Kia Ceed 3

• Moteur : 1,6 l CRDi diesel
• Cylindrée : 1 582 cm3
• Puissance : 128 ch
• Dimensions : 4,31 x 1,80 x 1,45 m
• Capacité du coffre : 380 litres
• Consommation moyenne : 4,3 l
• Vitesse maxi : 197 km/h (circuit)
• Accélération 0-100 km/h : 10,9 s
• Émissions de CO2 : 114 g/km
• Bonus écologique : 0,00 €



Kia soigne l’apparence de sa Rio en lui offrant une élégante version GTLine. Outre des équipements inédits, cette déclinaison peaufine son look extérieur et profite du meilleur moteur de la gamme, le 1 l T-GDi turbo de 120 ch.

Kia Rio

La Kia Rio GTLine fait son carnaval

La Rio aime les projecteurs des grands événements automobiles mondiaux. Après avoir montré sa nouvelle frimousse au Mondial de l’Auto, c’est à Genève que la protégée de Kia dévoilera son inédite version GTLine.

On ne peut pas décemment s’appeler Rio et ne pas avoir le sens de la fête. La citadine de Kia aime la scène et les podiums. À l’automne dernier, la dernière génération de la séduisante Coréenne était présentée au Mondial de Paris. Genève accueillera son nouveau numéro : une inédite série GTLine qui ajoute à ses qualités premières un petit supplément d’âme sportif et premium à la fois. Le travail sur le look est loin d’être superficiel, comme c’est souvent le cas dans ce genre de mues, lorsque les constructeurs se contentent d’ajouter quelques inserts çà et là. La Rio GTLine hérite d’une nouvelle grille de calandre, de jantes alliage 17 pouces inédites et d’une signature lumineuse modifiée qui rappelle celle de la Cee’d GT. À l’arrière, c’est un nouveau bouclier qui prend place, ainsi qu’un becquet de toit noir brillant et une double sortie d’échappement. L’ensemble est d’une rare élégance. C’est à bord que la transformation en GT est la moins flagrante même si l’on apprécie les sièges qui mélangent cuir et tissu et le tableau de bord qui imite la fibre de carbone.

Sacré numéro
Le constructeur coréen a eu raison de se reposer sur ses lauriers tant l’habitacle de la Rio est remarquable. Entre des matériaux de très bonne facture et un assemblage de grande qualité, la citadine se hisse facilement au niveau des meilleures élèves du segment. Surtout dans cette configuration GT. Les sièges sont d’un rare confort et offrent un soutien des plus agréables. On retrouve surtout à l’intérieur la qualité principale de la Rio : son espace à vivre, étonnamment grand. Peu de citadines procurent en effet la même sensation de liberté et d’aisance que la Rio. Même le coffre, avec son volume de 325 l dans la moyenne très haute du segment, se met au diapason. La banquette est parfaitement rabattable et offre, une fois pliée, un plancher tout à fait plat.

Belle mécanique
Sous le capot, Kia a retenu le bloc 1 l T-GDi turbo essence pour sa GTLine. Un 3-cylindres tout droit venu de la Hyundai i30. Sur la version classique, il est disponible dans deux niveaux de puissance :
100 et 120 ch. C’est la déclinaison la plus puissante qui officie ici, bien portée par ses 171 Nm de couple. Son comportement est souple et parfaitement linéaire. L’insonorisation est impeccable. Sur autoroute, la Rio pâtit cependant de l’absence d’une sixième vitesse pour descendre à un régime de croisière optimal, mais les consommations demeurent tout à fait convenables, autour des 6 l/100 km.
Petit plus, la Rio dispose d’une distribution à chaîne de série, ce qui est loin d’être le cas chez toute la concurrence, et ce qui permet d’éviter le remplacement de la tristement célèbre courroie aux alentours de
100 000 km. Cette version s’affichera au prix de 23 000 €
environ lors de sa sortie au printemps. Aux feux automatiques, à la clim auto, au régulateur/limiteur de vitesse, à la caméra de recul, à l’assistant de sortie involontaire de voie, au freinage automatique d’urgence et au système de navigation, cette version GTLine ajoute l’assistance précollision avec détection de piéton, la surveillance de la vigilance du conducteur ou encore l’assistance active de maintien de trajectoire. Une réussite sur toute la ligne, qui sublime cette citadine festive.

Fiche technique Kia Rio GTLine :

• Moteur : 1 l essence
• Cylindrée : 998 cm3
• Puissance : 120 ch
• Couple : 171 Nm
• Dimensions : 4,07 x 1,73 x 1,45 m
• Capacité du coffre : 325 litres
• Consommation mixte : 4,5 l
• Vitesse maxi : 188 km/h (circuit)
• Accélération 0-100 km/h : 10,7 s
• Émissions de CO2 : 102 g/km
• Bonus (ou malus) écologique : 0 €

Les plus :
• Agrément de conduite
• Rapport prix / équipements
• Qualité de finition
• Insonorisation

Les moins :
• Certains plastiques durs
• Jantes 17 pouces


Avec son nez de tigre et ses traits de grand félin, le Kia Sportage impose son charisme et mène la danse des SUV modernes. Son offre moteur extrêmement complète, son équipement d’une rare richesse et, bien sûr, sa garantie 7 ans, en font l’une des meilleures propositions du marché.

Kia Sportage

toujours aussi séduisant

Le Sportage est le modèle de Kia le plus vendu sur le Vieux Continent. Le grand SUV a en effet su parfaitement s’adapter aux exigences du marché européen. La dernière génération monte le niveau d’un nouveau cran.

Les hommages d’un concurrent ne sont jamais anodins. Lorsque Renault reconnaît s’être inspiré du Sportage pour concevoir son Kadjar, l’aveu n’est pas à prendre à la légère. Mais le chemin a été long pour en arriver à une telle reconnaissance. Sorti en 1994, le Sportage a mis du temps à trouver le chemin du succès. Il lui a en effet fallu attendre 2010 et sa troisième génération pour que les lauriers de la gloire se posent sur sa calandre Tiger Noise. Le Sportage a ainsi eu le temps de prendre toutes les bonnes idées étrennées par les premiers SUV tout en conservant une longueur d’avance pour continuer à innover. La nouvelle génération continue sur cette lancée et s’impose comme une référence.

Il a tout compris
Pour se démarquer dans la jungle des SUV, le critère le plus important est le style. C’est lui qui fait la différence au moment de choisir parmi les dizaines de modèles qui existent aujourd’hui. Et, de ce côté-là, le Sportage fait fort, avec ses vrais airs de grand félin. L’immense calandre Tiger Nose y est sans doute pour beaucoup. Les designers ont peaufiné ses flancs à l’extrême pour lui offrir des galbes généreux qui donnent une impression de grandeur et un charisme certain au Sportage. Pourtant, la longueur n’augmente que de 4 cm par rapport à la précédente génération pour atteindre 4,48 m.
Cela permet au Sportage de se hisser au niveau du Kadjar et de ses 4,45 m, assez loin devant le Nissan Qashqai. Ces dimensions lui permettent d’offrir un espace à vivre remarquable. La garde au toit est d’ailleurs en progrès (+ 1,6 cm). Les passagers arrière sont choyés avec une banquette dotée de dossiers inclinables, une prise USB ou encore des sièges chauffants. Le volume du coffre, lui, est en hausse de 38 l pour atteindre 503 l. À l’avant la qualité perçue est toujours aussi bonne. Tout semble élégant et robuste. On regrette simplement l’avalanche de boutons sous laquelle croulera inévitablement le conducteur. On se consolera en constatant que chaque fonction a sa commande. L’écran tactile de 7 ou
8 pouces finit d’habiller un habitacle réussi.

Vaillant routier
Kia n’a pas pris le risque de modifier le châssis de son précédent modèle et s’est concentré sur des modifications profondes avec une rigidité en hausse de 39 %, des trains roulants corrigés, une direction améliorée (assistance électrique montée sur la crémaillère et non plus sur la colonne) et un empattement accru (+ 3 cm). Le gain d’agrément sur route est indéniable. Le Sportage est l’un des SUV les plus agréables à conduire du marché, même si, genre oblige, le roulis est encore assez présent. L’insonorisation est excellente, mais le poids, de plus de 1 700 kg, grève légèrement l’allant des différents moteurs. À son lancement, le Sportage laissait le choix entre deux blocs essence de 132 et 177 ch et trois diesels de 115, 136 et 185 ch. Si l’on ajoute à cela les couples transmission simple ou intégrale/boîte de vitesses automatique ou manuelle, ce sont quelque 17 versions qui étaient disponibles alors.
Débutant à 23 000 € avec le (trop) modeste 1,6 l essence, le Sportage n’est
malheureusement pas le plus abordable des SUV. Mais, à ce prix-là, le bagage technologique est particulièrement ét-offé, notamment au niveau des services multimédias et des aides à la conduite proposés. Le milieu de gamme, avec le satisfaisant CRDi 136 ch Active, s’affiche, lui, à 30 900 €, soit à peu près autant qu’un Qashqai ou qu’un Kadjar, mais moins cher qu’un Mazda CX-5. Depuis l’été dernier, le Sportage propose également un diesel haut de gamme, le
1,7 CRDI 141 ch DC-T à l’agrément incomparable.

Fiche technique Kia Sportage 2l CRDI 136

• Moteur : 2,0 l CRDi ISG 4×2
• Cylindrée : 1 995 cm3
• Couple maxi : 373 Nm à 1500 trs/min
• Puissance : 136 ch
• Dimensions : 4,48 x 1,86 x 1,64 m
• Capacité du coffre : 503 litres
• Consommation moyenne : 4,8 l
• Vitesse maxi : 186 km/h sur circuit
• Accélération 0-100 km/h : 10,3 s
• Émissions de CO2 : 127 g/km
• Bonus écologique : 0,00 €

2018-05-31T15:51:14+00:00 07/09/2017|Catégories : AUTO-MOTO & SPORTS|Mots-clés : |