Lexus

Le LC500 se présente en deux motorisations : une solution hybride couplant un V6 à un bloc électrique pour une puissance totale de 359 ch et une déclinaison atmosphérique portée par un V8 rageur de 477 ch.

Lexus LC500

l’extraterrestre

Lexus lance une nouvelle offensive contre les marques premium allemandes en dégainant un séduisant coupé GT digne de ses plus belles productions.
À une époque où l’on ne jure plus que par les SUV et où les seules alternatives à ce nouveau genre glouton sont les grandes berlines, en particulier chez les marques premium, Lexus a choisi de prendre le contre-pied de cette tendance lourde en complétant sa gamme luxueuse par un coupé GT rageur. Le LC500 vient se placer au-dessus du RC et affiche rapidement la couleur. Le style, en effet, donne le ton. La chute vertigineuse du capot rattrapé de justesse par une proéminente calandre en double trapèze trahit les ambitions du LC500. Si l’on ajoute à cela des optiques taillées au cordeau, des ailes aussi saillantes que généreuses et des montes transpirant la puissance, on obtient une proposition esthétique de premier ordre, qui donne immédiatement l’impression de monter dans un concept car ou dans une ébauche de ce que seront les sportives du futur, avec la petite satisfaction d’en avoir un avant-goût flatteur. Ce coupé LC est d’ailleurs une concrétisation fidèle de la proposition LF LC présentée au Salon de Detroit en 2012.

Double jeu

Lexus n’est pas avare en bonnes surprises. La filiale luxe de Toyota raille la concurrence germanique en simplifiant au maximum son offre, comme un joli pied de nez à ses rivaux qui n’hésitent pas à présenter d’interminables listes d’options. Ici, le catalogue est d’une simplicité bienvenue. Le Lexus LC500 se présente en version V6 hybride ou en V8 atmosphérique, toutes les deux affichées à 109 000 €. Un unique pack Sport+ fait office de liste d’options, requérant un effort supplémentaire de
10 000 €. Ainsi, le potentiel acheteur n’est pas plombé par l’embarras du choix et peut se concentrer sur l’essentiel : le choix de la motorisation. Résoudre cette équation relèvera quand même du choix philosophique. La solution V6 hybride associe un moteur 6-cylindres de 3,5 l
développant 299 ch à un bloc électrique de 44,6 ch pour une puissance combinée de 359 ch. Sur le papier, c’est généreux. Dans les faits, cet ensemble (LC500h) ronronne agréablement et offre une belle souplesse. Le 0 à 100 km/h est même avalé en tout juste 5 secondes, mais les 2 tonnes du coupé se font sentir dès que la route devient sinueuse. Très agréable en ville et sur autoroute, le LC500h montre quelques limites sur les voies secondaires, qui sont pourtant le terrain de jeu favori de ce genre de véhicules. Quoi qu’il en soit, le plaisir de conduire est grand. L’agrément d’un moteur électrique, seulement secondé par le bloc thermique à partir de 30 km/h, est toujours aussi plaisant, grâce à des commandes douces et une transmission sans à-coups. Avec une consommation de seulement 7 l/100 km relevée sur un parcours varié, la proposition a de quoi séduire. Pour un peu plus de nervosité, il faudra se tourner vers la déclinaison V8 (LC500). Les choses sérieuses commencent alors. Avec 477 ch et 540 Nm de couple sous le capot, le LC500 est là pour en découdre, quitte à s’asseoir sur les injonctions écologiques de notre temps. Une liberté de ton, aux enjôleuses sonorités du V8, qu’il paie cher, puisque le malus ajoute 10 000 € à la facture. Le prix à payer pour un 0 à 100 km/h avalé en 4,7 s et, surtout, un comportement sportif exceptionnel. L’inédite boîte automatique à 10 rapports est une petite merveille. Le LC500 sait jouer n’importe quelle sérénade : souple et envoûtante quand il le faut, tapageuse et dynamique lorsqu’il faut sortir les muscles. Certes, il faudra composer avec près de 20 l/100 km en ville et environ 12 l à bon rythme, mais quand on aime…

Présentation soignée

La présentation intérieure est à l’avenant. Lexus sait y faire avec des matériaux luxueux et un assemblage irréprochable. Le LC500 jouit d’une instrumentation moderne concentrée autour du vaste écran multimédia de 10 pouces. De série, l’équipement est déjà des plus complets, avec chargeur sans fil, système hi-fi Mark Levinson à 13 haut-parleurs, sellerie en cuir chauffante et ventilée, toit vitré, affichage tête haute et suspensions adaptatives. Les aides à la conduite sont bien présentes (avertisseur d’angle mort, gestion intégrée de la dynamique du véhicule, etc.) sans être trop intrusives. Le pack Sport+ ajoute la sellerie en Alcantara, le toit carbone, un aileron rétractable, les roues arrière directrices (le LC500 est une propulsion) et les jantes en alliage forgé de 21 pouces. Comme dans la Porsche 911, les places arrière sont anecdotiques et le coffre, surtout en version hybride (172 l), est réduit à la portion congrue. C’est regrettable pour un véhicule à vocation GT, mais on se consolera avec le confort inégalable offert au conducteur et à son passager. Même si l’on peut regretter également l’absence d’une transmission intégrale, le LC500 hante quoi qu’il en soit l’esprit de son conducteur, qui n’a qu’une hâte une fois le contact coupé : y revenir.

Fiche technique Lexus LC500

• Dimensions : 4,77 x 1,92 x 1,35 m
• Empattement : 2,87 m
• Volume de coffre : 172 l
• Capacité du réservoir : 82 l
• Moteur : essence V6 + électrique
• Cylindrée : 3 500 cm3
• Puissance : 299 + 44,6 ch
• Poids : 2 020 kg
• Vitesse max : 250 km/h
• 0 à 100 km/h : 5 secondes
• Consommation mixte : 6,4 l
• Émissions de CO2 : de 145 à
• 148 g/km (Sport+)
• Malus : de 860 à 1 153 €

Les plus :
• Style
• Agrément de conduite
• Confort intérieur
• Consommations

Les moins :
• Espace arrière
• Coffre

2018-01-18T14:13:28+00:00 16/01/2018|Catégories : AUTO-MOTO & SPORTS|Mots-clés : |