Peugeot

Peugeot 308

grand format

La grande lionne est repartie à l’assaut de la terrible jungle des berlines. Après la compacte, c’est au tour de la version break de montrer les crocs pour asseoir un empire fondé sur un redoutable pouvoir d’attraction.

Peugeot peut être fier de sa 308. Le constructeur français avait déjà frappé fort avec la 208, qui parvint, en son temps, à métamorphoser un lion moribond en véritable phœnix de l’industrie automobile. Il transforma l’essai avec sa majestueuse compacte pour entamer un nouvel âge d’or. C’était en 2014. Personne ne donnait alors cher de la peau du fauve. Mais la féline sut renverser, à son tour, la tendance, grâce à un style flamboyant, des finitions premium et, surtout, un comportement enthousiasmant. Trois ans, c’est toutefois une éternité sur ce segment démentiel qu’est celui des compactes. La firme de Sochaux ne pouvait laisser sa nouvelle star sans autres défenses dans cette jungle terrible. La version classique est donc passée entre les mains des designers pour s’offrir une cure de jouvence salutaire. Voici venu le temps du restylage de la déclinaison break, qui jouit, malgré l’omnipotence actuelle des SUV, d’une cote d’estime élevée. Pensez : les deux meilleures ventes du Lion en 2017 sont la 2008 et la 3008. La 308 n’arrive qu’en troisième position, preuve que les temps ont grandement changé, grâce, notamment, à un marketing rondement mené. Mais ces deux nouveaux modèles phares, aussi réussis soient-ils, doivent beaucoup à la berline et n’auraient sans doute jamais vu le jour si la 308, la 308 SW ou encore la GT n’avaient prouvé qu’il y avait bien une vie en dehors des nouveaux rois de la route.

De sérieux arguments
La nouvelle SW le prouve une nouvelle fois : le grand avantage des breaks sur les SUV est sans conteste leur comportement routier. On pourrait penser que les crossovers, grâce à leur position surélevée, offrent un agrément de conduite sans pareil. Mais leur principal atout est aussi leur plus grande faiblesse. Haut perchés, ils subissent de plein fouet l’inexorable roulis. Ce n’est pas le cas du break du Lion qui, tout en offrant une large capacité d’emport (de 610 à 1 660 l), affiche un dynamisme réjouissant et impose un sacré caractère. La nouvelle boîte automatique à 8 rapports n’est pas étrangère à ce supplément d’âme. Cette version 2017 de la 308 SW hérite ainsi des excellentes qualités routières de son aînée et parvient à les sublimer. Sur les longues routes monotones, on se surprend à naviguer paisiblement à régime réduit, puis, tandis que le rythme s’accélère, les montées dans les tours se font franches et enjouées. Sous le capot, l’entrée de gamme, le bloc Puretech essence de 82 ch,disparaît, comme pour mieux insister sur les grandes ambitions portées par le break. Un tout nouveau moteur 1,5 l BlueHDI développant 130 ch et 300 Nm de couple fait son apparition. Le 1,6 l BluHDI de 120 ch reste encore au catalogue, mais va disparaître prochainement. En haut de la gamme, où trône la belle GT, c’est le 2 l BlueHDI de 180 ch et 400 Nm de couple qui prend la main pour notre plus grand bonheur. Cette 308 est une vraie lionne et le montre.

Les lois de l’attraction
On pourra sans doute reprocher à Peugeot d’avoir un peu trop épousé les codes des constructeurs premium. Comme Mercedes, Audi ou BMW, le Lion n’a pas forcé son talent lorsqu’il a fallu retravailler les lignes de sa protégée. Les modifications extérieures sont minimes : la calandre a été redessinée pour faire trôner fièrement un grand lion en son cœur et les pare-chocs ont été revus afin d’intégrer de nouvelles entrées d’air et d’inédits antibrouillards. Mais comment en vouloir au constructeur français ? La 308 SW est sans conteste le plus beau break de sa génération. À l’intérieur, le Lion a effectué une mise à jour technologique salutaire avec un nouvel écran tactile de 9,7 pouces et un ensemble multimédia compatible Android Auto et Apple
Carplay. Peugeot reconduit son i-Cockpit qui divise toujours autant et ne profite pas de cette mise à jour pour intégrer l’instrumentation numérique de la 3008.
Côté catalogue, la 308 SW ne brade pas ses excellentes dispositions routières et son charisme naturel. Les tarifs du break se situent dans la moyenne haute de la catégorie. À 21 500 €, le ticket d’entrée (1,2 l Puretech 110 ch) est certes moins élevé qu’auparavant, mais le cœur de gamme augmente d’environ 100 €, pour atteindre 27 500 €. C’est plus cher que la concurrence (Ford Focus ST, Opel Astra), mais c’est aussi nettement plus séduisant.

Fiche technique Peugeot 308 SW 2 l Blue HDI 180

• Moteur : 4 cylindres diesel
• Cylindrée : 1 997 cm3
• Puissance : 180 ch
• Couple : 400 Nm
• Dimensions : 4,60 x 1,80 x 1,4 m
• Coffre : 610 l
• Vitesse max : 220 km/h (circuit)
• Accélération 0-100 km/h : 8,4 s
• Consommation moyenne : 5,6 l
• Émissions de CO2 : 120 g/km

Les plus :
• Diversité des moteurs
• Comportement
• Style

Les moins :
• Habitabilité arrière moyenne
Amortissement ferme

2018-03-13T17:41:03+00:00 13/03/2018|Catégories : AUTO, AUTO-MOTO & SPORTS|