Seat

Seat espère renouveler l’exploit de l’Ateca, qui s’était particulièrement distingué sur le segment des SUV, avec son séduisant petit frère, l’Arona, qui arrivera à la fin de l’année sur les bases de l’Ibiza.

Seat Arona

la stratégie des matriochkas

Il faut s’y habituer, les petits crossovers prennent le pas sur les compactes classiques. Les sorties se multiplient et confirment cette tendance. Dans la mêlée, il conviendra de suivre le nouveau Seat Arona, après l’excellente impression laissée par son grand frère, l’Ateca. Premier contact…
Heureusement que la puissance de calcul des ordinateurs ne cesse d’augmenter :
bientôt, il faudra un supercalculateur pour compter le nombre de nouveaux petits SUV qui prennent la route tous les mois à un rythme frénétique. Rien que pour les dernières semaines, nous avons découvert le Citroën C3 Aircross, le Hyundai Kona, le Kia Stonic ou encore le Volkswagen T-Roc. Il ne faut pas non plus oublier le renouvellement des cadors du segment, comme le Renault Captur ou le Nissan Juke. Seat a décidé de ne pas nous faciliter la tâche en ajoutant son grain de sel ibérique à ce joyeux capharnaüm. Dès la fin de l’année en effet, un petit nouveau se joindra à la bataille, l’Arona. Une annonce qui attire tout de même l’attention, malgré la multiplication des sorties, puisque Seat a déjà commis l’Ateca, il y a quelques mois, et ce lointain cousin du VW Tiguan nous avait fait très forte impression.

Des bases solides
Le nouveau venu semble bien parti pour lui emboîter le pas. Un petit coup d’œil sur la fiche technique nous indique en effet qu’il repose sur la nouvelle plateforme MBQ 40 du groupe. En termes moins obscurs, cela signifie qu’il hérite de l’architecture de la dernière Ibiza et de la Polo 6. Excusez du peu. De fait, il mesure 4,14 m de long, soit 8 cm de plus que ces citadines dont il est issu, mais présente le même empattement, l’allongement profitant donc au coffre. On ne sera pas surpris de découvrir que l’Arona reprend les grandes lignes stylistiques qui ont fait le succès de la dernière création espagnole et y ajoute quelques volumes bien sentis sur les flancs ainsi qu’une baguette chromée qui traverse la carrosserie de part en part. L’ensemble épouse parfaitement les codes du genre et jouit de cet inévitable surmoi de baroudeur que l’on retrouve chez bon nombre de ses congénères. Comme pour l’Ateca, la proposition esthétique est suffisamment originale et moderne pour permettre à l’Arona de se démarquer sur le segment du petit SUV. Le mariage entre grain de folie hispanique et rigueur germanique fonctionne toujours aussi bien.

Tout ce qu’il faut
L’appellation SUV est toutefois galvaudée. L’Arona ne propose pas, en effet l’option transmission intégrale qui lui aurait permis de glaner ce titre décerné aujourd’hui à tort et à travers. Ce n’est pas bien grave puisqu’aucun de ses concurrents directs ne le fait non plus. Nous sommes donc face à un vrai crossover en parfait accord avec son temps. L’Arona coche toutes les cases. La personnalisation ? Bien sûr ! De nombreuses teintes bien vives sont disponibles et peuvent s’associer avec des couleurs différentes pour le toit (gris, noir ou orange), pour près de 70 combinaisons possibles, avec rappels à l’intérieur par des inserts colorés. La console multimédia dernier cri ? Évidemment ! L’ensemble d’info-divertissement trône au milieu de la console centrale, matérialisé par un bel écran tactile de 8 pouces. Des gadgets high-tech ? Et comment ! L’Arona propose notamment un chargeur de smartphone par induction ainsi que les systèmes Apple/Android Car. Des aides à la conduite rassurantes ? Comme s’il en pleuvait ! Régulateur de vitesse adaptatif, freinage d’urgence, détecteur d’angle mort, aide au démarrage en côte… rien ne manque à l’appel pour une dotation généreuse. La présentation est soignée, même si l’on regrette certains plastiques durs. L’assemblage, en revanche, ne souffre d’aucun défaut. De quoi profiter de l’habitabilité très correcte pour un segment souvent à la peine dans ce domaine. Les passagers seront à l’aise à l’arrière et le confort général est très bon… à condition de ne pas hériter de la place centrale. Bonne nouvelle, la banquette est coulissante. Côté coffre, l’Arona fait mieux que la plupart de ses concurrents avec 400 l utiles. La gamme de motorisations s’étendra autour de 3 moteurs essence : un 1.O l Eco TSI BVM5 de 95 ch, un 1.0 l EcoTSI BVM6 de 115 ch et un 1.0 EcoTSI DSG7, lui aussi de 115 ch, valant respectivement 21 295 €, 22 015 € et 23 345 €.

Fiche technique Seat Arona 1,0 l EcoTSI BVM6 115ch

• Dimensions : 4,14 x 1,78 x 1,55 m
• Capacité du coffre : 400 l
• Cylindrée : 999 cm3
• Puissance : 115 ch
• Couple : 200 Nm
• Vitesse max : 182 km/h (circuit)
• 0-100 km/h : 9,8 s
• Émission de CO2 : 114 g/km
• À partir de 21 295 €


Disponible en version Cupra de 300 ch, en déclinaison X-Perience à transmission intégrale ou encore en simple moteur 3-cylindres essence, sans compter les innombrables diesel, la Seat Leon ST est aussi polyvalente que séduisante

Seat Leon

les aléas de l’ibère

Après la berline, c’est au tour du break, dans la famille Leon, de profiter des améliorations apportées par la nouvelle cuvée ibérique. Au menu : un style plus attrayant et une dotation plus moderne.
Envie d’une voiture familiale d’excel-lente tenue ? Pourquoi ne pas essayer le Seat Ateca, le premier crossover de la marque espagnole. Des nombreuses sorties qui ont émaillé ces derniers mois automobiles sur ce segment saturé, c’est la proposition qui a le plus attiré notre attention. Pour un coup d’essai, ce fut un coup de maître. Mais, comment ? Vous aussi, vous en avez un peu marre de cette tendance que ne renierait pas Attila en personne ?
Vous ne goûtez guère cette génération de véhicules qui misent davantage sur la forme que sur le fond et qui préfèrent dominer la route plutôt que le roulis ? Vous êtes plutôt vieux jeu et préférez miser sur des valeurs sûres, les pieds bien accrochés au bitume ? Aucun problème, Seat a aussi cela dans sa hotte : laissez-nous vous présenter la Seat Leon ST, sans doute le break le plus séduisant du marché… si l’on met de côté les propositions premium évidemment.

La bonne pioche
La première génération de SEAT Leon qui a pris la route en 1999 a permis à la firme ibérique, sous l’égide de Volkswagen, de renverser des chiffres de ventes dans le rouge. C’est d’elle qu’est parti le renouveau du constructeur espagnol, amenant dans son sillage les excellents Ateca et Arona. Le restylage de troisième génération qui nous intéresse aujourd’hui fait la part belle aux nouveautés et hérite de l’ensemble des améliorations découvertes sur la berline au printemps. Le succès de la version originale a poussé Seat à la plus grande prudence quand il s’est agi de prendre le crayon. Les principaux changements sont l’apparition d’une nouvelle signature lumineuse à LED, une calandre élargie, des pare-chocs « 3D » et des chromes sur les pourtours des vitres. Les designers ont réalisé un travail remarquable en parvenant à ne pas défigurer les lignes de la berline tout en ajoutant une importante capacité d’emport et en augmentant l’habitabilité. Cette version ST, qui gagne 20 cm, est un exemple à montrer dans toutes les écoles de design automobile.
À l’intérieur, l’évolution est aussi légère, tout du moins au niveau du style. Très moderne lors de sa sortie, la Leon n’avait guère besoin d’une refonte radicale de son habitacle. Le cockpit numérique, issu des avancées technologiques de VW, fait son apparition en option et vient seconder un nouveau système multimédia installé dans un écran de 8’’ très simple d’utilisation. On retrouve les fonctionnalités modernes, comme le Mirror Screen, la recharge de téléphone sans fil, les compatibilités Apple Carplay et Android ou encore des applications maison. Comme tout bon véhicule actuel, la Seat Leon ST fait la part belle aux dispositifs de sécurité avec la détection des piétons, la conduite dans les bouchons ou encore le régulateur de vitesse adaptatif. Côté coffre, on regrette l’absence d’une ouverture mains libres et le plancher qui reste incliné lorsque les sièges sont rabattus. Mais les volumes compensent largement ces menus défauts, avec une fourchette de 587 à
1 470 litres disponibles. En outre, l’habitabilité arrière fait partie des plus agréables du marché.

Comportement sain
Avec ses nombreuses déclinaisons, Seat a fait de sa Leon ST un break bon à tout faire, d’une rare polyvalence. Vous êtes plutôt citadin et roulez en bon père de famille ? La déclinaison 2-roues motrices avec la boîte auto DSG tractée par le 3-cylindres essence TSi de 115 ch est faite pour vous. Vous voulez une transmission intégrale et souhaitez affronter montagne et routes délicates ? La version X-Perience est là pour ça, avec son option 4×4, son bloc TDI 150 ch et son bas de caisse surélevé de 25 mm. Vous voulez déménager le plus rapidement possible ? La rageuse version Cupra de 300 ch vous procurera de belles sensations fortes. Entre ces trois pôles, de nombreux moteurs sont disponibles, la Leon ST bénéficiant grandement de la tutelle du groupe. Même ses tarifs s’adressent à tous, avec un ticket d’entrée à 21 140 €, un milieu de gamme à environ 27 000 € et un catalogue qui culmine à 34 145 €.

Fiche technique Seat Leon ST 2 l TFI 150

• Moteur : 2,0 l TDI Start / Stop 4 Drive
• Cylindrée : 1 968 cm3
• Puissance : 150 ch
• Dimensions : 4,54 x 1,82 x 1,48 m
• Coffre : 587 l
• Consomation moyenne : 4,9 l
• Vitesse max : 208 km/h (circuit)
• 0-100 km/h : 8,7 s
• Émission de CO2 : 129 g/km
• Bonus (ou malus) écologique : 0€

Les plus :
• Polyvalence des offres
• Tarifs
• Style
• Équipement
• Choix des moteurs

Les moins :
• Peu de changement
• Habitacle impersonnel

2018-03-13T16:37:41+00:00 07/09/2017|Catégories : AUTO-MOTO & SPORTS|Mots-clés : |