SUZUKI

Trop rondes et bonhommes, les lignes de la précédente génération du Jimny, qui datait tout de même de 1998, n’étaient pas en accord avec les capacités aventurières du petit 4×4 de Suzuki. Les designers ont revu leur copie en adoptant des traits plus affûtés.

Suzuki Ignis, le mythe de l’éternel retour.

Cela fait plus de quarante ans que le Jimny trimballe son joli minois d’infatigable petit 4×4 sur tous les sentiers plus ou moins battus du globe. Au cours de ces quatre décennies, l’aventurier a acquis une cote de popularité qui n’a pas d’autre équivalent dans l’histoire de l’automobile. Le voilà aujourd’hui qui nous revient plus fringant que jamais.

Le Suzuki Jimny de quatrième génération est arrivé ! Comme c’est le cas depuis plus de quarante ans, le petit tout-terrain japonais sait y faire pour allier minois séduisant en diable, compacité et capacités de franchissement hors du commun. L’ancien modèle datait tout de même de 1998 ! Cela faisait donc vingt ans que les fans du « petit sumo » attendaient qu’un remplaçant vienne déloger dans leur cœur cette génération antédiluvienne. Il faut dire que son devancier souffrait d’un défaut majeur : ses lignes, trop aimables – voire mignonnes –, ne correspondaient pas vraiment à ses ambitions : apparaître comme un valeureux aventurier. Le nouveau venu renoue avec les traits qui ont fait sa légende : plus austère, il ne donne plus l’impression de rechigner à vouloir se traîner dans la boue et à s’encanailler. Encore plus cubique, le Jimny nouveau adopte des lignes aiguisées qui se rapprochent de celle d’un Mercedes Classe G. La garde au sol surélevée et les protections de carrosserie autour des ailes viennent asseoir sa nouvelle stature et confirmer qu’il s’agit bien, avant tout, d’un véhicule tout-terrain.

Proposition rare

Suzuki a bien compris que c’était là la grande force de son Jimny : proposer, à un prix abordable, un véhicule 4×4 capable de s’ébrouer partout. Si l’Anguille réserve la primeur des nouveaux tarifs au Mondial de Paris, le nouveau Jimny ne devrait pas dépasser les 15 000 €. Il fera ainsi partie de la toute petite famille des véhicules offrant une transmission intégrale pure et dure, capable d’affronter les terrains les plus délicats. Les ingénieurs misent d’ailleurs toujours sur un châssis échelle et ont doté le Jimny d’essieux rigides à l’avant comme à l’arrière.
Sa transmission intégrale permanente avec système de blocage du différentiel est en charge de répartir le couple entre les deux essieux. Les puristes regarderont d’un œil intrigué l’arrivée de nouvelles aides visant à faciliter la conduite hors des sentiers battus, mais celles-ci sont à la fois efficaces et peu intrusives. Le dispositif « LSD », qui cible la roue ayant la meilleure adhérence pour lui attribuer la plus grande partie du couple, ou encore l’assistance à la montée et la descente sont des exemples d’intégration technologique réussie. Sous le capot, le Jimny ne fait toujours pas de fioriture. On découvre un nouveau moteur 1,5 l essence atmosphérique de 102 ch et 130 Nm de couple qui peut être couplé à une boîte manuelle à 5 rapports ou à un système automatique à 4 rapports. C’est efficace et, surtout, très fiable, à défaut d’être transcendant. Pour mesurer toute l’ampleur de la prouesse, il faut toujours garder à l’esprit que le Jimny fait à peu près la taille d’une Citroën C1 (3,60 m environ) !

En cours de modernisation

On retrouve à l’intérieur le surmoi germanique et l’héritage du Classe G que l’on avait deviné à l’extérieur. La planche de bord est très verticale et pour le moins austère, même si le niveau de finition est des plus corrects. Il ne faut pas oublier que le Jimny a pour vocation d’être vendu, comme ses aïeux, dans tous les pays de la planète : les anciennes générations se sont écoulées à près de 3 millions d’exemplaires dans 194 pays, soit un de plus que n’en compte l’ONU !
Un vent de modernité souffle toutefois sur cet habitacle spacieux et confortable. L’écran tactile que l’on découvre au centre de la planche de bord est là pour en témoigner. Un peu contraint par les normes de sécurité en vigueur, le Jimny adopte quelques aides à la conduite, comme la lecture des panneaux de signalisation, la surveillance de la vigilance du conducteur, le freinage automatique d’urgence en cas d’obstacle ou de piéton, le maintien dans la file de circulation et les feux de route automatique. Le grand luxe quand on connaît l’esprit puriste du petit 4×4 nippon ! En affirmant son caractère, notamment par des lignes qui lui confèrent un plus grand charisme, et en se pliant aux règles du jeu de la modernité, comme le prouve aussi la possibilité offerte par Suzuki de faire le choix d’une carrosserie bi-tons, le Jimny se fait plus aimable que jamais, et ce n’est pas peu dire !

Fiche Technique du Suzuki Ignis 1,2 l Dualjet SHVS 4×4 :
• Cylindrée : 1 242 cm3
• Puissance : 90 ch
• Longueur x largeur x hauteur : 3,70 x 1,69 x 1,60 m
• Capacité du coffre : 227 litres
• Consommation moyenne : 4,7 l/100 km
• Vitesse maxi : 165 km/h sur circuit
• Accélération 0-100 km/h : 11,5 s
• Émissions de CO2 : 106 g/km
• Bonus (ou malus) écologique : 0€

2018-09-05T14:10:46+00:00 05/09/2018|Catégories : AUTO-MOTO & SPORTS|