TOYOTA

L’Aygo soigne son style décalé. Ses emblématiques montants de calandre en X sont désormais peints dans la même couleur que la carrosserie.

Toyota Aygo, la ville pour royaume

Lancée en 2014, l’Aygo avait surpris son monde avec ses lignes futuristes et son caractère bien trempé. L’heure est maintenant venue pour elle de se refaire une beauté après quatre ans de bons et loyaux services.
Toyota cultive les paradoxes. Encombré par ses vocations mondiales, le constructeur japonais a longtemps privilégié les modèles uniformes, capables de plaire au plus grand nombre. Et ce n’est pas la Prius qui pourrait dire le contraire. De temps à autre pourtant, la firme nipponne sort de sa zone de confort. Quand cela lui arrive, toutes les barrières volent en éclats. On l’a vu avec le CHR, qui nous arrive tout droit de 2078 ou d’une planète fort lointaine ; on l’a vu également, en 2014, avec l’Aygo, qui se démarquait alors très clairement du reste de la triplette qu’elle compose avec la Peugeot 108 et la Citroën C1. Avec plus de 10 000 exemplaires vendus en France l’an passé, ce choix décalé s’est avéré payant. Quatre ans, donc, que la petite puce avance son minois futuriste sur nos routes. Une éternité dans l’automobile d’aujourd’hui et la durée désormais classique entre deux restylages. Le moment est donc venu, pour l’Aygo, de dépoussiérer ses fondamentaux.

Encore plus craquante

Même s’il ne s’agit pas de l’arrivée d’une nouvelle génération, la mue est plus importante que de coutume dans ce genre d’exercice. Les designers se sont fait plaisir. On retrouve bien évidemment les montants de calandre en forme de X, emblématique de la citadine, mais celle-ci est désormais peinte dans la couleur de la carrosserie (l’Aygo propose un nuancier vertigineux). Les feux à LED sont intégrés dans les optiques pour un rendu plus fluide. Les traits de crayon donnent encore plus de personnalité à l’Aygo qui n’en manquait pourtant pas. Le style paraît plus maîtrisé sans perdre de son originalité. Une franche réussite. L’intérieur est un peu plus classique, même si l’écran central qui offre la connectivité Apple CarPlay et Android Auto pour 200 € et le GPS pour 400 €, font souffler un vent de modernité. Les plastiques sont toujours aussi durs, mais leur assemblage est satisfaisant et le design général est à la fois simple, fonctionnel et élégant. Sans offrir un niveau de qualité haut de gamme, l’Aygo fait un sans-faute et les touches de couleur de série égayent l’espace à vivre. L’équipement est plus qu’honorable pour la catégorie, avec, dès le premier de niveau de finition « X » à 11 590 €, les six airbags, l’aide au démarrage en côte ou encore les feux de jour à LED. Le second niveau « X-Plays » ajoute la climatisation manuelle, l’écran tactile 7 pouces, la connexion Bluetooth, la caméra de recul, le limitateur de vitesse ou encore la fermeture centralisée. À 13 440 €, c’est ce niveau qu’il faut viser pour une Aygo correctement équipée.

Gamme simplifiée

Sous le capot, l’Aygo se met aux normes. C’est un nouveau moteur 1 l essence compatible Euro 6-C qui officie. Plus moderne, il intègre une vanne EGR, deux injecteurs par cylindre et une distribution variable. Il gagne ainsi 3 ch dans l’opération (72 ch) mais perd 2 Nm de couple. Conçu par Daihatsu, filiale de Toyota, ce trois-cylindres équipera aussi les Citroën C1 et Peugeot 108, la triplette étant fabriquée en République tchèque. Un seul moteur est ainsi disponible dans un catalogue qui ne propose pas, contrairement à celui de ses sœurs françaises, de capote coulissante. Le futur propriétaire aura simplement à choisir sa carrosserie en 3 ou 5 portes (+ 400 €). Ainsi dotée, l’Aygo demeure une citadine qui ne peut avoir d’ambitions extra-urbaines. Sa taille contenue (3,47 m de long) lui permet de se garer dans un mouchoir de poche, ce qui est bien là l’essentiel, mais son coffre de 168 l montre rapidement les limites de ce segment. Le bloc fait un peu mieux qu’avant, avec une demi-seconde gagné au 0 à 100 km/h, mais l’Aygo n’est pas une sportive puisqu’il lui faut tout de même 13,8 s pour atteindre cette vitesse. Sur autoroute, l’Aygo atteint les 130 km/h sans flancher, mais toute pente viendra mettre à mal sa bonne volonté. Le cadre urbain s’impose, tout comme la boîte robotisée avec palettes au volant (400 €). In fine, l’addition peut être un peu lourde, sachant qu’à 15 500 €, la Yaris, et ses capacités routières supérieures, n’est pas très loin. Le comportement de l’Aygo,
rehaussé par une direction précise et ferme, en fait toutefois une redoutable citadine, très agréable à conduire en ville. À condition de ne pas lui en demander davantage, la protégée de Toyota excelle donc sur son terrain de jeu, le tout dans un écrin ô combien séduisant.

Fiche technique Toyota Aygo 1.0 VVT-i :
• Moteur : 3-cylindres essence atmosphérique
• Cylindrée : 998 cm3
• Puissance : 72 ch
• Couple : 93 Nm
• Longueur : 3,47 m
• Largeur : 1,62 m
• Hauteur : 1,46 m
• Empattement : 2,34 m
• Volume du coffre : 35 l
• Capacité du réservoir : de 168 à 780 l
• Poids à vide : 930 kg
• Mixte : 4,1 l/100 km
• Rejets de CO2 : 93 g/km
• Bonus-malus écologique : neutre

2018-09-11T12:41:36+00:00 05/09/2018|Catégories : AUTO-MOTO & SPORTS|