Volvo

Ce n’est pas parce que le XC40 s’est mué en SUV qu’il en oublie ses origines baroudeuses et son ADN scandinave.

Volvo XC40

il suffira d’un signe

Il y a des signes qui ne trompent pas :
Volvo revoit entièrement la copie de son XC40, qui, du break pétri de qualités, se transformera d’ici quelques mois en SUV ultramoderne.

L’appellation Cross Country (XC) de Volvo fait partie de ces noms que l’on ne saurait dissocier de l’histoire du constructeur suédois tant ils collent à son imaginaire. En 1997, le V70 s’est doté de cet illustre suffixe pour mieux affronter glaciers et montagnes du nord et s’ébrouer dans l’herbe fraîche et les terrains boueux. Il ne s’agissait pas alors d’ajouter quelques éléments de décor à un break déjà bien nanti comme on a pu le voir chez certains par la suite. Non, la légion XC se méritait, avec un surarmement digne des plus grands aventuriers, transmission intégrale et surélévation du bas de caisse à la clef. Audi a emboîté le pas du Scandinave avec la déclinaison All Road, comme Mercedes avec ses All Terrain. On aurait pu croire que Volvo, qui a déjà ravivé le concept XC avec la V90, conserverait cet esprit rebelle avec la nouvelle génération de son XC40. Il n’en est rien. Le nouveau venu se plie aux injonctions de l’époque en se muant en SUV, mais le fait avec classe, comme c’est toujours le cas chez Volvo qui s’impose de plus en plus comme une marque premium de référence. Avec sa calandre spécifique, ses protections diverses, du bas de caisse aux passages de roue, et ses teintes exclusives, le XC40 se donne les moyens d’attirer l’attention et de sortir des sentiers battus. Admirez au passage les sorties d’échappement qui trahissent sa volonté de montrer sa musculature et ses capacités sportives. Le trait de crayon est franc et ne tente pas d’aseptiser le caractère aventurier, comme c’est le cas pour les productions allemandes. Le XC40, même s’il change de paradigme, revendique pleinement son ADN et son héritage avec un style des plus modernes.

La formule magique
Le XC40 est ainsi à la V40 ce que le Captur
est à la Clio : un véhicule conçu sur la même base technique, mais qui impose son propre caractère et ses propres codes. Comme le demande aujourd’hui ce genre de plus en plus saturé, le SUV de Volvo propose ainsi un vaste choix d’assortiments de teintes et de couleurs, aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur.
Petit frère du XC60 et du X90, il hérite des mêmes qualités que ces références. Les passagers lui en sauront gré, tant l’espace disponible est important. Ni le confort ni le niveau de finition ni l’assemblage ni le bagage technologique n’ont quoi que ce soit à envier aux productions premium concurrentes. L’habitacle continue d’ailleurs de mettre en lumière le formidable bond en avant de Volvo en matière d’interfaces. Oubliées les vieille consoles centrales flottantes, ainsi que les innombrables boutons. Un magnifique écran tactile (9’’ de série et jusqu’à 12’’ en option) regroupe toutes les fonctionnalités qui sont ainsi à portée de main. C’est simple et efficace. Comme chez Tesla, il se divise en plusieurs parties qui permettent d’accéder immédiatement aux menus les plus importants (radio, GPS, climatisation). La navigation dans les différents menus est intuitive et les passagers découvriront vite que tout se règle à partir de là. Fidèle à sa réputation, Volvo a truffé le XC40 de tout ce qu’il fait de mieux en matière de sécurité active et passive avec notamment le freinage d’urgence intelligent (avec caméra de reconnaissance), l’aide au maintien en ligne, l’alerte collision ou encore la conduite semi-autonome avec gestion de l’accélération, du freinage et des dépassements.

Des clics et des claques
Volvo a quelque peu tardé à confirmer si le XC40 disposerait d’une transmission intégrale ou non à son lancement. C’est bel et bien le cas. Ces déclinaisons tout-terrain sont accouplées à une boîte automatique à 8 rapports. Mieux, le constructeur suédois a développé une toute nouvelle plateforme modulaire qui sera à l’origine d’un renouvellement massif de sa gamme (hors 90) dans les trois ans qui viennent avec un total de onze modèles qui seront au catalogue nordique. Cette plateforme a d’ailleurs été conçue avec le géant chinois Gelly, propriétaire de Volvo. Sous le capot, on retrouve deux motorisations Drive-E :
un bloc essence, le quatre cylindres T5 de 247 ch, et un diesel, le quatre cylindres D4 de 190 ch. Le diesel D3 de 150 ch
(4×2 ou 4×4, BVM6 ou Geartronic 8) et les essence T3 de 150 ch (4×2, BVM6 ou Geartronic 8) et T4 de 197 équidés (4×2 ou 4×4, Geartronic 8) arriveront par la suite, tout comme les versions hybrides et 100 % électrique. L’hybride rechargeable couplera le nouveau bloc 180 ch à un moteur électrique de 75 ch, qui sera déposé entre le dispositif thermique et la boîte de vitesses et qui assurera seul 50 km d’autonomie. Mais l’autre grande nouveauté du XC40, c’est son mode de commercialisation, véritable révolution sur le marché automobile. Sur le même principe qu’un service d’abonnement à une plateforme de streaming musical ou de VOD comme Netflix, « Care by Volvo », qui se présente comme une application sur smartphone,
donne aux clients la possibilité de louer le XC40 et ouvre la porte à de nombreux services, comme le nettoyage, l’assurance du véhicule et son entretien. Volvo, qui teste ce dispositif dans un premier temps en Suède avant de l’étendre dans le monde entier, annonce une offre à partir de 690 € par mois.
De manière plus classique, le XC40 accroche un premier prix à 45 100 € en diesel et à 45 950 € en essence. Ce n’est pas parce que le XC40 s’est mué en SUV qu’il en oublie ses origines baroudeuses et son ADN scandinave. L’intérieur est des plus élégants. Un véritable concentré de technologies propres à la conduite semi-autonome se cache derrière le vaste écran tactile. Le XC40 est disponible en version 4×4. Il bénéficie alors d’une boîte de vitesses automatique à 8 rapports.

Fiche technique Volvo XC40 Momentum D4 AWD Adblue Geartonic 8

• Boîte de vitesses : BVA8
• Couple maxi (Nm CEE à tr/min) : 400 à 4 000
• Cylindrée : 1 969 cm3
• Consommation moyenne : 5 l/100km
• Vitesse maxi : 210 km/h (circuit)
• Accélération 0-100km/h : 7,9 s
• Émissions de CO2 : 131 g/km


Volvo X60

l’oeuf et la poule

En règle générale, lorsqu’un constructeur décide de produire un break, c’est qu’il a déjà bien ficelé la version berline. Mais Volvo n’est pas un constructeur comme les autres. La firme suédoise a bâti son histoire sur la renommée de ses breaks. Il était alors tout à fait normal qu’il présente tout d’abord sa V60 avant de lancer la berline S60 dans le grand bain.
Volvo trace son chemin. La remontée du constructeur suédois passé sous pavillon chinois depuis quelques années maintenant est impressionnante. Avant-gardiste dans le domaine de la sécurité, ne succombant que de manière relative aux modes du temps, comme celle des SUV, toujours capable de se positionner comme un concurrent plus que crédible aux ténors allemands et maintenant français, la filiale de Geely se porte bien. L’occasion était donc inespérée pour
Volvo de revenir, après une belle incursion sur le segment porteur des SUV, à ses premières amours, les breaks. La V60 fait son grand retour, juste avant le lancement de la berline S60 prévu pour cet été. Entre l’œuf et la poule, entre le break et la berline, Volvo a choisi. Il faut dire que c’est dans cette déclinaison longue que la V60 s’est le plus vendue sous nos latitudes.

Prestations royales
Et ce choix s’avère payant. N’y allons pas par quatre chemins, même si ce valeureux break adore les sentiers non battus, la nouvelle griffe esthétique de la V60 est une réussite chimiquement pure. Les lignes sont d’une finesse et d’une élégance absolues. Le travail réalisé est impressionnant, mélange de force, de caractère et de retenue. Les courbes du capot, comme taillées par le vent, répondent parfaitement aux lignes plus tendues des optiques et du bas des flancs. C’est sobre, mais puissant et d’une efficacité redoutable. Le V60 succède à son illustre aïeul qui avait pris la route pour la première fois en 2010. Huit ans, c’est une éternité dans le domaine de l’automobile. La V60 a changé d’ère et cela se voit. Le gabarit a été modifié :
il s’allonge ainsi de 12 cm (4,76 m), s’élargit de 2 cm (1,87 m), mais s’abaisse de 5 cm (1,43 m). Il va sans dire qu’avec de telles proportions, la V60 fait nettement plus sportive. Sans surprise, l’habitacle de cette nouvelle venue doit beaucoup à celui des derniers modèles de la marque, comme le XC60 ou le XC90. C’est chaleureux comme l’intérieur d’un luxueux chalet à la montagne.
Les technologies intégrées sont parfaitement rodées avec des interfaces limpides et d’une rare simplicité d’utilisation. Tout tourne autour du magnifique écran tactile 8’’ de série qui regroupe toutes les commandes. Comme chez Tesla, il se divise en plusieurs parties qui permettent d’accéder immédiatement aux menus les plus importants (radio, GPS, climatisation). Tout se règle à partir de là. L’équipement de série comprend
7 airbags, la climatisation automatique bi-zone ainsi qu’un système audio à
8 HP. Et c’est compter sans les innombrables équipements de sécurité, cheval de bataille de Volvo depuis des années.
La Volvo V60 soigne aussi ses passagers. L’empattement, allongé de 9 cm
(2,87 m), profite à l’habitabilité, notamment aux places arrière. Et les petites attentions se multiplient : sièges chauffants, ventilés et massants aux places avant, climatisation séparée à l’arrière, prise pour les consoles et les tablettes des enfants… rien n’est laissé au hasard.

Prestance et sécurité
Au lancement, prévu pour l’été, on retrouvera deux moteurs diesels développant 150 ch (D3) et 190 ch (D4). La boîte automatique à 8 rapports (Geartronic 8) est en option sur le D3 et de série sur le D4. Il faudra attendre la fin de l’année pour pouvoir choisir un bloc essence, le T5.
À la même période, deux déclinaisons hybrides rechargeables seront également proposées : un T6 Twin Engine AWD (340 ch) et un T8 Twin Engine AWD (puissance cumulée de 390 ch). Ce seront sans aucun doute les versions les plus attrayantes de cette V60 qui ne manque pas d’atouts. Même si la sortie n’est pas prévue avant septembre, les précommandes ont été ouvertes au moment du Salon de Genève. Le catalogue comprend 3 niveaux de finitions
(Momentum, Inscription et Inscription Luxe) et le premier prix atteint 39 630 €
en version D3 BVM6. C’est 4 000 € de plus que la précédente génération, mais il y a un monde d’écart.

2018-03-13T17:44:20+00:00 07/09/2017|Catégories : AUTO-MOTO & SPORTS|Mots-clés : |